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Alors que la réouverture des cinémas aura lieu le 22 juin, petit tour d’horizon des films qu’on pourra voir très bientôt en salles, entre cinéma indépendant et blockbusters.

Quels films pourront aller voir les spectateurs lors la réouverture des salles de cinéma ? En premier lieu, les films qui étaient à l’affiche au moment de la fermeture des cinémas le 17 mars et qui n’avaient pas fini leur exploitation : on pourra donc retrouver par exemple, dès le 22 juin, La Bonne Epouse de Martin Provost ou Radioactive de Marjane Satrapi. Côté nouveautés, certains distributeurs ayant préféré repousser leurs grosses sorties à la fin de l’année (Effacer l’historique de Kervern et Delepine est par exemple daté au 23 décembre),  » il faut s’attendre à ce que les cinémas aient une coloration beaucoup plus « Art et Essai » qu’en temps normal » explique Bertrand Roger, programmateur de mk2. Le mois de juillet devrait donc accueillir plusieurs pépites du cinéma indépendant français et international.

Des pépites indé pour l’été

Sur les rangs courant juillet, on attend beaucoup d’Abou Leila (daté au 8 juillet) d’Amin Sidi-Boumédiène, road-trip en terres algériennes rythmé par la traque d’un supposé terroriste présenté à la Semaine de la critique à Cannes en 2019.

On mise aussi sur le diptyque israélo-allemand de Yaron Shani intitulé Chained et Beloved (sorties prévues le 8 et le 15 juillet). Ce drame sensible met en scène un flic consciencieux et expérimenté, objet d’une enquête interne de la police de Tel-Aviv., qui une fois mis à pied voit son couple et la relation avec sa belle-fille vaciller.

Autre pépite annoncée, cette fois au 1er juillet, le lumineux Brooklyn Secret, drame new-yorkais de la cinéaste trans Isabel Sandoval auréolé du Grand Prix du festival LGBTQ+ Chéries-Chéris, sur une aide-soignante philippine trans qui tente d’organiser un mariage blanc avec un Américain.

Parmi les œuvres à voir rapidement, citons également L’Envolée (daté au 8 juillet), drame britannique d’Eva Riley, l’histoire d’une jeune gymnaste de la banlieue de Brighton qui découvre l’existence de son demi-frère. Ou encore Benni (daté au 24 juin) de Nora Fingscheidt, drame poignant porté par la jeune berlinoise Helena Zengel (lire son portrait ici) dans la peau d’une petite fille violente, abandonnée par une mère qui la livre aux services sociaux. On mise aussi sur Canción sin nombre (daté au 22 juin) de la Péruvienne Melina León, qui conte la tristesse d’une mère séparée de son enfant, et celle d’un pays privé de liberté.

Pour finir, on espère bien retrouver à l’affiche The Climb de Michael Angelo Covino, une bromance réjouissante (daté au 29 juillet) et le très intriguant film d’horreur Antebellum (pour l’instant daté au 19 août) de Gerard Bush et Christopher Renz, sur une romancière à succès piégée dans un monde dont elle doit percer le secret.

Quid des blockbuster internationaux?

L’été est la saison des blockbuster par excellence, et cette année tous les espoirs se portent vers le nouveau film de Christopher Nolan, Tenet (pour l’instant daté le 22 juillet), mais aussi sur Peninsula de Sang-Ho Yeon (pour l’instant prévu le 12 août), la suite du Dernier train pour Busan, belle promesse de frissons et de zombies à gogo. Sans oublier Mulan, le remake Disney en live-action signé Niki Caro (pour l’instant prévu le 22 juillet). Attention, les dates de ces films ne sont que temporaires et appelées à changer en fonction des mesures sanitaires et de déconfinement prises par les différents pays. Les gros studios, visant une stratégie de distribution à l’international, pourraient en effet décider de ne pas sortir leurs films tant qu’une majorité de pays n’ont pas rouvert leurs cinémas.

Les films repoussés qu’on attend pour plus tard 

Beaucoup de gros distributeurs français dont les films sont plus attendus ont choisi de décaler par sécurité une partie de leur catalogue à la rentrée de septembre. C’est le cas par exemple de Poissonsexe d’Olivier Babinet (REZO Films), daté au 2 septembre, de Petit Pays d’Eric Barbier adapté du best-seller de Gaël Faye (Pathé) repoussé théoriquement au 26 août, d’Ondine de Christian Petzold avec Paula Beer (Les Films du Losange) au 23 septembre, ou encore de Garçon Chiffon de Nicolas Maury, repoussé pour l’instant au 2 décembre 2020.

Le documentaire immersif Adolescentes de Sébastien Lifshitz, qui s’interroge sur l’identité et devait sortir le 3 juin, est pour l’instant daté au 9 septembre, Le Sel des Larmes de Philippe Garrel, qui devait sortir le 17 juin, est maintenant daté au 14 octobre, et le nouveau film de Sophie Letourneur, le génial Enorme, avec Marina Foïs et Jonathan Cohen, au 2 septembre.

Les films labellisés Cannes 2020 bientôt en salles ? 

Faute de Festival de Cannes en raison de la pandémie de coronavirus – l’événement aurait dû se dérouler à partir du 12 mai -, Thierry Frémaux a annoncé qu’il dévoilerait une sélection officielle le 3 juin : « À ce jour, une édition physique semble compliquée à organiser, nous allons donc procéder à une annonce des films de la sélection officielle initiale début juin”, rapportait un membre du festival à Variety. Dans la foulée, le délégué général avait annoncé au Screen Daily que les films de la Sélection Officielle 2020 recevraient un label « Cannes 2020 » pour leur sortie, dans le but de « commencer à organiser des événements dans les salles de cinéma. »

Dans l’optique de ce « Cannes hors les murs », il est probable que les distributeurs, si leur film bénéficie du label, reprogramment rapidement leur sortie pour profiter de la visibilité et donner une chance de longévité en salles aux œuvres. Bien que rien ne soit sûr, quelques titres, déjà pas mal médiatisés, font office de parfaits candidats pour décrocher ce label prestigieux.

Par exemple Mandibules (qui aurait dû sortir le 20 mai) de Quentin Dupieux, sur deux potes un peu simplets qui trouvent une mouche dans le coffre de leur voiture et décident de la domestiquer pour se faire de l’argent; Bergman Islandle drame méta de Mia Hansen-Love (qui aurait dû sortir le 3 juin 2020), l’incontournable The French Dispatch  de Wes Anderson, ou encore Un petit fils (sortie prévue le 1er septembre 2020) de Xavier Beauvois. Notons également que certains réalisateurs ont volontairement décidé de décaler la sortie de leur film pour concourir à l’édition 2021 du festival – c’est le cas de Benedetta, dont le producteur Ben Saïd a annoncé sur Twitter un report pour mai 2021.

Image de couverture : Abou Leila d’Amin-Sidi Boumedine (c) UFO Distribution

 

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