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[CRITIQUE] « La Bonne Épouse » de Martin Provost : une ode à la rébellion drôle et sophistiquée

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Dans une bourgade alsacienne, à la fin de l’année 1967, la dynamique directrice  Paulette Van der Beck (Juliette Binoche) accueille de nouvelles élèves dans son école ménagère pour leur apprendre les rudiments de la vie de femme au foyer. Aidée par sa belle-sœur, Gilberte (Yolande Moreau), une douce rêveuse fan de Salvatore Adamo, et par l’acariâtre sœur Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky), elle compte bien remettre certaines ouailles un peu trop délurées sur le droit chemin, sous le regard de son mari machiste (François Berléand)…

Dénonçant sous une nouvelle forme notre société patriarcale, le Français Martin Provost (Séraphine, 2008 ; Violette, 2013), inspiré par ces établissements qui ont disparu au début des années 1970, a concocté une comédie esthétiquement sophistiquée et loufoque portée par un trio désopilant. Grattant le vernis des années yé-yé, il fait ressurgir le conservatisme absurde véhiculé par les médias, représentés par des speakerines aux discours plats. Pour mieux s’ouvrir, dans un final jouissif, sur la contestation explosive de Mai 68, et la mue de Paulette en héroïne digne des films féministes enchanteurs d’Agnès Varda. 

La Bonne Épouse de Martin Provost, Memento Films (1 h 49)

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