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Comment « Mad Max : Fury Road » a influencé « Parasite »

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Bong Joon-ho a avoué avoir pleuré devant ce reboot signé George Miller, qui a également inspiré le rythme de son thriller.

Deux pincées de Claude Chabrol pour le côté thriller social, un peu du Psychose d’Alfred Hitchcock auquel il emprunte une certaine vision architecturale (la maison renfermant un secret au sous-sol), et l’ombre de La Servante de Kim Ki-Young qui plane. Voici la recette magique de Parasite, fable cruelle sur la relation perverse entre des maîtres et leurs serviteurs, également sous influence de The Servant de Joseph Losey.

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Bong Joon-ho a souvent rendu hommage à cette galaxie de chef-d’oeuvres, tous politiques à leur façon, pour expliquer ce que son film leur devait. Mais il avait oublié de parler d’une référence plus surprenante. D’après Indiewire, Mad Max : Fury Road de George Miller a eu une grande influence sur le réalisateur. Il aurait même pleuré en le voyant pour la première fois, comme il l’explique dans l’édition DVD de son film, parue dans la prestigieuse collection Criterion : « Quand les voitures sont balayées par la tempête de sable et que la musique s’intensifie, j’ai eu l’impression que mon âme s’intensifiait aussi et des larmes ont coulé de mes yeux », explique-t-il.

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Qu’est-ce que ce blockbuster dystopique, sorte de trip halluciné en plein désert, a en commun avec le jeu de massacre social qu’est Parasite? Réponse de Bong Joon-ho lui-même : « Bien que Parasite ait une structure narrative et un genre différent de celui de Mad Max : Fury Road, il génère un sentiment de mouvement et d’action constants, avec de nombreuses informations de fond qui fournissent toute l’histoire dont le public a besoin pour comprendre les familles Park et Kim ». En somme, c’est la question du rythme et du montage, capables d’en dire beaucoup sur la psychologie des personnages et de faire avancer l’intrigue, qui constitue le lien secret entre ces deux films : « La caméra est toujours en mouvement, mais l’information est expliquée par l’action. Cela m’a beaucoup inspiré ». À y regarder de près, on se dit aussi que l’esprit anarchique de Mad Max a peut-être aussi influencé Bong Joon-ho pour cette fable sur la lutte des classes. Comme quoi, les grands esprits se rencontrent toujours.

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