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La Cinémathèque française consacre une rétrospective à Jia Zhang-ke

  • Emilio Meslet
  • 2019-11-25

Still Life, A touch of sin ou encore The World y seront diffusés.

Depuis son Lion d’or à Venise en 2006 pour Still Life, la renommée internationale du cinéaste chinois Jia Zhang-ke n’est plus à faire. Comme Martin Scorsese, Werner Herzog ou encore John Carpenter, il a reçu, lors du festival de Cannes 2015, le Carrosse d’or, une récompense honorifique décernée par la Société des réalisateurs de films (SRF) à un cinéaste « pour les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son indépendance ». La Cinémathèque française a donc décidé de lui consacrer une rétrospective. Elle démarrera le 28 novembre pour s’achever le 4 janvier avec en point d’orgue, une master class de Jia Zhang-ke en personne le 30 novembre.

>> A LIRE AUSSI notre interview de Jia Zhang-ke pour son film Les Éternels

Elle sera l’occasion d’honorer l’un des plus grands réalisateurs chinois qui s’applique, film après film, à documenter les profondes transformations de la société chinoise. Sur le site de la Cinémathèque, le critique Jean-Michel Frodon lui consacre un beau portrait qui achèvera de convaincre tous les sceptiques de passer les portes de la Cinémathèque pour lui rendre hommage : « Ce qui fait aussi de Jia Zhangke le plus grand cinéaste d’aujourd’hui est l’absolue synchronisation de ses propositions artistiques avec les enjeux démesurés de la société dans laquelle il vit, où il est pleinement inscrit, lui qui est toujours parti du local et a réussi peu à peu à prendre en charge le gigantisme et la complexité territoriale de son pays, parcouru en tous sens dans ses trois derniers films. »

La Cinémathèque diffusera donc tous ses films (courts, longs et documentaires), de Xiao Wu, artisan pickpocket aux Éternels en passant part A touch of sin, Cry me a River, Au-delà des montagnes ou encore Platform. Cette rétrospective mettra aussi en avant son talent de producteur en projetant quelques uns des films que Jia Zhang-ke a pu aider à développer depuis quinze ans (Dead Pigs de Cathy Yan, Life after Life de Zhang Hanyi …)

En attendant de pouvoir vous rendre à la Cinémathèque pour cette rétrospective, vous pouvez (re)voir, ci-dessous, notre vidéo consacrée aux ruines dans le cinéma de Jia Zhangke.

Plus d’infos sur le site de la Cinémathèque

Image : A touch of Sin de Jia Zhangke – Copyright Rapid Eye Movies

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