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Werner Herzog n’a vu aucun Star Wars mais estime que « The Mandalorian » incarne le meilleur du cinéma

Pour le réalisateur allemand, la série spin-off de Star Wars inaugure une nouvelle ère mythologique remplie de fantasmes.

Pas besoin d’être un expert en sabre laser ni d’avoir grandi avec Dark Vador pour être intronisé au sein de la grande famille Star Wars. En apprenant que Werner Herzog serait le méchant de The Mandalorian, nouvelle série spin-off dérivée de la saga créée par George Lucas, le monde entier s’est dit que le cinéaste allemand avait gardé secrète cette passion pour les space opera, lui qui a plutôt l’habitude de fréquenter en solitaire les volcans et les cavernes (Into the Inferno, La Grotte des rêves perdus) pour en tirer des documentaires mystiques.

En fait, loin d’être un expert intergalactique, Werner Herzog -qui dans la série joue The Client, un mystérieux personnage chargé de confier sa mission au Mandalorien (Pedro Pascal) – s’est glissé tel un intrus dans le projet. A Variety, il a confié n’avoir jamais vu aucun Star Wars: « C’était un échange très vivant, d’homme à homme si je puis dire, entre Jon Favreau [le réalisateur de la série, qui a aussi dirigé le live-action du Roi Lion] et moi. On ne m’a pas jeté en territoire inconnu, j’étais bien briefé (…) Ça ne devrait pas vous énerver que je n’aie pas vu les films Star Wars. En réalité je vois très peu de films. Je lis. Je vois deux, trois peut-être quatre films par an. » Ce qui ne l’empêche pas pour se détendre de regarder la célèbre émission de catch Wrestlemania et de suivre avec attention les aventures des Kardashian, qu’il ne faut pas « sous-estimer » selon lui.

Méfiez-vous: Werner Herzog n’est pas si ingénu et amateur que cela, c’est même sans doute ses propos qui nous convaincraient de regarder la série: « The Mandalorian est ce que le cinéma peut faire de meilleur. Dans la plupart des grands films de science-fiction, les acteurs se comportent comme des robots devant des écrans verts, sans que le spectateur ait accès au monde dans lequel il évolue. Là, les acteurs visualisent cet univers et la caméra le saisit (…) Et cet univers est habité de nouvelles mythologies. Rarement dans l’histoire culturelle, nous avons eu de nouvelles mythologies. C’est arrivé avec la mythologie grecque antique, mais cela reste très rarement…C’est aussi un monde rempli de fantasmes, plein de rêves fébriles, de nouveaux personnages inattendus, c’est donc une merveilleuse possibilité pour le cinéma ».

Si Werner Herzog prédit une révolution, on le suit les yeux fermés, envers et contre tous, surtout que les premières images laissent présager un western épuré. De son côté, la critique américaine a globalement été déçue par l’épisode pilote, soulignant le manque de fluidité et de cohérence de l’intrigue et le manque de charisme de Pedro Pascal empêchant toute émotion. Plus qu’à choisir votre camp.