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[À (RÉ)ÉCOUTER] John Carpenter interrogé par Katell Quillévéré et Yann Gonzalez à Cannes 2019

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L’émission Le Nouveau rendez-vous sur France Inter propose de réécouter cette master class à la fois drôle et très franche, qui nous rappelle combien John Carpenter, en plus d’avoir révolutionné le genre de l’horreur, est d’une modestie sidérante.

Pourquoi John Carpenter mérite-t-il son surnom de « Maître de l’horreur »? Parce que son film le plus populaire, Halloween, est une brillante variation surnaturelle du Psychose d’Hitchcock; parce que The Thing, échec cuisant à sa sortie en 1982, est sans doute l’un des films SF les plus pessimistes et formellement glaçants. Aussi parce qu’être un grand amateur de série B ne l’a jamais empêché de clamer son admiration pour Howard Hawks, John Ford et Anthony Mann, et que l’air de rien, ses films ont toujours dénoncé la société de consommation et les dérives du capitalisme – Invasion Los Angeles en premier lieu. Que des bonnes raisons pour réécouter la master class donnée par le cinéaste à Cannes lorsqu’on lui a remis le Carrosse d’or.

À LIRE AUSSI >> Notre compte-rendu complet de la master class

Animée par les cinéastes Katell Quillévéré et Yann Gonzalez, cette conversation irrévérencieuse regorge de punchlines et de pépites. Lorsqu’on l’interroge sur Halloween, il explique que le film, d’abord projeté à Los Angeles, a été un bide absolu, avant d’avoir un retentissement grandiose à l’échelle du pays sans qu’il comprenne trop pourquoi. Sans langue de bois, il explique aussi s’être toujours battu pour obtenir le final cut sur ses films et évoque son ras-le-bol à l’idée de faire des films de studio, mais aussi son admiration folle pour Dario Argento, dont la liberté de ton l’a inspiré pour Le Prince des ténèbres.

Un échange qui est aussi l’occasion de rappeler que, contrairement à beaucoup de films de genres qui maltraitent leurs héroïnes, chez Carpenter, les femmes sont souvent fortes et indépendantes. Notre moment préféré, c’est lorsque Yann Gonzalez, très ému, demande à Carpenter d’où lui vient cette pudeur des sentiments qui habitent tous ses films – excepté Starman, grand mélo SF. Réponse : « C’est la comédie romantique de John Carpenter que je cache à tout le monde. »

Pour (ré)écouter en entier le podcast, c’est par ici.

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