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Wes Anderson, Christopher Nolan et d’autres cinéastes lancent un appel au Congrès américain

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Dans une lettre relayée par Deadline, plusieurs grands noms d’Hollywood ont interpellé les dirigeants, inquiets du sort réservé aux salles de cinéma en cette période de crise économique.

Films repoussés (Soul des studios Pixar, The French Dispatch de Wes Anderson, Black Widow de Cate Shortland) ou sortis directement en VOD (Mulan de Niki Caro, disponible sur Disney +)… La pandémie et la crise économique et sociale qui en écoule n’ont fait qu’exacerber un phénomène déjà inquiétant : une partie des cinéphiles se tournent désormais massivement vers les plateformes de streaming, au détriment des salles selon beaucoup d’acteurs du secteur.

Si en France, la réouvertures des cinémas après deux mois de fermeture s’est accompagnée d’une série de mesures pour soutenir cette industrie fragilisée (une enveloppe de 165 millions d’euros faisant partie du plan de relance de 2 milliards d’euros pour redonner du souffle à la culture, dont les détails sont consultables sur le site du CNC), la situation n’est pas tout à fait la même aux Etats-Unis, où certaines personnalités d’Hollywood ont tiré la sonnette d’alarme face à l’abandon des pouvoirs publics envers le secteur du cinéma.

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Dans une lettre envoyée aux dirigeants du Congrès américain, plusieurs cinéastes (dont Pedro Almodóvar, Wes Anderson, Martin Scorsese, Lulu Wang, Christopher Nolan, James Cameron, Judd Apatow, Jon Chu, Sofia Coppola, Alfonso Cuarón, Lee Daniels et Clint Eastwood) exhortent le gouvernement d’intervenir et de faire de l’aide aux exploitants de cinéma une priorité. Ils y pointent notamment des chiffres accablants : « La pandémie a porté un coup financier dévastateur aux cinémas. 93 % des sociétés de cinéma ont subi des pertes de plus de 75 % au deuxième trimestre 2020. Si le statu quo se maintient, 69 % des petites et moyennes salles de cinéma seront contraintes de déposer leur bilan ou de fermer définitivement, et 66 % des emplois dans les salles de cinéma seront perdus. Notre pays ne peut pas se permettre de perdre la valeur sociale, économique et culturelle qu’offrent les salles de cinéma ».

La tribune insiste également sur l’expérience cinématographique comme vecteur de lien social, au coeur des habitudes des Américains, ainsi que sur la valeur économique d’un secteur qui créé des emplois : « En plus des 150 000 emplois dans l’industrie de l’exploitation, ils affectent directement des millions d’autres dans la distribution, le marketing et la production de films ainsi que dans les environnements de vente au détail où se trouvent les multiplexes ».

Rappelons que récemment, Martin Scorsese, très engagé dans la défense des salles de cinéma, avait déjà attiré l’attention sur ce phénomène, regrettant que la pandémie mondiale soit en train de reléguer le septième art à « un petit plat réconfortant », ajoutant que « dans la presse et la culture populaire, il est malheureusement de plus en plus fréquent de voir le cinéma relégué au second plan et dévalorisé (…) ». 

L’intégralité de la lettre est à lire sur le site de Deadline.

Image : Copyright Warner Bros. France

 

 

 

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