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Le compositeur Ennio Morricone est décédé

  • Léa André-Sarreau
  • 2020-07-06

Les médias italiens rapportent qu’Ennio Morricone, l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire du cinéma, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à 91 ans dans une clinique de Rome, où il était hospitalisé à la suite d’une chute ayant provoqué une fracture du fémur.

La flûte de pan nostalgique dans Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, les notes expérimentales et glaçantes de L’Oiseau au plumage de cristal de Dario Argento, sans oublier la partition de trompette bucolique de Pour une poignée de dollars du même Leone. Derrière chacune de ses mélodies devenues des airs incontournables du 7 ème art, un seul homme : Ennio Morricone. Du western spaghetti au giallo en passant par le film de gangster, ce compositeur, producteur et chef d’orchestre italien a d’abord suivi une formation classique (il est diplômé de l’Académie nationale de Sainte-Cécile de Rome) avant de se tourner vers une musique plus populaire, créant des arrangements radiophoniques, puis de s’embarquer dans des collaborations avec des grands noms d’Hollywood.

Parmi les bandes-originales restées célèbres, qui ont fait sa renommée internationale, citons celle, très lyrique, des Moissons du ciel de Terrence Malick, mais aussi celle pleine de suspense des Incorruptibles de Brian de Palma, et celle Huit Salopards de Quentin Tarantino, pour laquelle il remporte à l’âge de 87 ans son premier Oscar après cinq nominations. Mais pour beaucoup, Ennio Morricone restera surtout le compositeur d’un des plus beaux thèmes d’amour au cinéma, celui qui parcourt Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore. En parallèle de cette carrière au cinéma, qui lui a valu de vendre des millions de disques, et de remporter son toile sur le Hollywood Walk of Fame, Ennio Morricone a intègré en 1965 le groupe d’improvisation et de composition avant-gardiste Nuova Consonanza puis a poursuivi ses activités de chef d’orchestre à travers des tournées européennes, tout en continuant à travailler sur ce qu’il connaît, sa « musica assoluta », musique absolue, non destinée à illustrer un scénario de film. Pour célébrer cette figure mélomane, on vous conseille de revoir la série de vidéos réalisée par Thierry Jousse à l’occasion de la rétrospective Ennio Morricone à la Cinémathèque Française, qui explore sa filmographie à travers trois volets : la période américaine, française et italienne.

Image : Copyright DR

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