
Retrouvez les autres parties du dossier ici, là et en fin d’article.
Toy Story 5 de Andrew Stanton
Voilà de quoi raviver nos âmes d’enfants : la saga mythique qui a marqué toute une génération revient avec un cinquième volet. Mais le monde des jouets a bien changé et Buzz, Woody et Jessy semblent soudain bien désuets face à ce qui obsède maintenant les plus jeunes : les nouvelles technologies. La rédac espère secrètement que le film d’animation Pixar figurera hors compétition au festival.
El ser querido de Rodrigo Sorogoyen
Après le thriller rural As Bestas (présenté à Cannes Première) et la série virtuose Los años nuevos, le cinéaste espagnol pourrait faire son retour avec ce film porté par Javier Bardem, Victoria Luengo et Marina Foïs. On y suivra l’histoire d’un cinéaste reconnu et de sa fille, une actrice sans succès, qui se retrouvent pour tourner ensemble un film après des années d’éloignement.
Gentle Monster de Marie Kreutzer
Après Corsage (Un certain regard en 2021), qui revisitait le mythe de Sissi l’Impératrice, Marie Kreutzer réunit Léa Seydoux et Catherine Deneuve dans ce drame psychologique qui suivra deux femmes mêlées à des vérités troublantes. Lucy, pianiste, a quitté la ville pour la campagne avec son mari. Elsa, enquêtrice de police acharnée, s’occupe de son père atteint de démence.
Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda
Lauréat de la Palme d’or à Cannes en 2018 pour Une affaire de famille, le sensible Hirokazu Kore-eda continue d’explorer les dynamiques familiales avec Sheep in the Box. Haruka Asaye et Kotaro Daigo, en tête d’affiche de ce drame, incarnent un couple qui, dans un futur proche, accueille chez eux un humanoïde ultramoderne pour en faire leur fils. On compte sur le cinéaste japonais pour livrer un conte moral plein d’ambiguïtés.
The Samurai and the Prisoner de Kiyoshi Kurosawa
Le réalisateur japonais est un habitué de la sélection Un certain regard (Tokyo Sonata, Vers l’autre rive). On trépigne de savoir s’il rejoindra la Compétition officielle avec ce thriller psychologique qui se déroule au XVIe siècle. Acculé dans son château, un seigneur se bat pour sa liberté alors que l’ordre de sa cour n’a jamais semblé aussi précaire, l’obligeant à s’allier à un stratège brillant mais dangereux… Un film d’époque qu’on devine hautement politique.
Mémoire de fille de Judith Godrèche
Après sa série retentissante Icon of French Cinema, l’actrice et réalisatrice est devenue l’une des emblèmes du mouvement #MeToo. Elle adapte ici le récit autobiographique d’Annie Ernaux, qui raconte l’entrée violente d’une jeune fille dans la sexualité. La fille de Judith Godrèche, Tess Barthélemy (qui est cette année dans la team de nos 25 de moins de 25), y incarne Annie, monitrice dans une colonie de vacances pendant l’été 1958.

La Chaleur de Stéphane Demoustier
Dans La Fille au bracelet à L’Inconnu de la grande arche (Un certain regard 2025) en passant par Borgo, Stéphane Demoustier observe toujours finement la société, surtout la jeunesse. Son nouveau thriller suit Marouane, un adolescent qui, sous la chaleur des plages des Landes, passe sa dernière journée au camping en ruminant autour d’un corps qu’il a enseveli la veille. Une entrée possible en Compétition officielle ?
J’oublierai ton nom de Yann Gonzalez
Après Un couteau dans le cœur (présenté en Compétition officielle en 2018) – l’histoire d’une réalisatrice de porno gay portée sur la bouteille, lancée dans une folle enquête -, Yann Gonzalez retrouve Vanessa Paradis pour J’oublierai ton nom. L’actrice y incarne l’institutrice d’un petit village de montagne. Séductrice, elle passe ses nuits avec des hommes tristes qu’elle ne revoit jamais… L’univers queer et érotique de Yann Gonzalez pourrait enflammer la Croisette.
Shana de Lila Pinell
Shana, la petite trentaine, deale entre jobs alimentaires, histoire d’amour impossible avec un voyou toxique, et mort de sa grand-mère… Prolongement de son moyen métrage, Le Roi David, qui avait eu un très bon écho, ce premier long de Lila Pinell (dont on avait suivi une partie du tournage à Montreuil) s’annonce comme une joyeuse aventure picaresque. La géniale Eva Huault y tient le rôle principal.
Les Roches rouges de Bruno Dumont
Exit le Ch’nord pour Bruno Dumont. Le cinéaste prépare une histoire d’amour impossible entre deux bandes rivales, façon Roméo et Juliette, mais dans le Sud de la France. Caméra d’or en 1997 pour le puissant La Vie de Jésus, Dumont, qui montait les marches pour la dernière fois en 2021 pour sa satire France, pourrait faire son retour en Compétition avec cette love story qui deviendra, c’est certain, très singulière entre ses mains.

La Gradiva de Marine Atlan
Brillante chef-opératrice (Le Ravissement d’Iris Kaltenbäck) que le jeune cinéma français s’arrache, Marine Atlan racontera dans son premier long métrage l’histoire d’un groupe de lycéens français parti en voyage scolaire à Pompéi pour découvrir ses corps pétrifiés par le Vésuve. Dans cette ville fantôme, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner et tout perdre… Un pitch sensuel et audacieux qui pourrait lui valoir une sélection à Cannes.
Hope de Na Hong jin
Après The Strangers, terrifiant mélange de gore et de fantastique, le réalisateur sud-coréen de The Chaser a tourné avec Alicia Vikander et Michael Fassbender ce film sur une ville portuaire, menacée par une découverte qui met en danger la vie de ses habitants. On en sait pas davantage, mais on espère que l’hybridité des genres, que Na Hong jin maîtrise à merveille, fera mouche.
Tokyo de Takashi Miike
Après Abel Ferrara et Werner Herzog, c’est au tour de Takashi Miike de faire son Bad Lieutenant, poursuivant une saga policière mythique. Cette relecture, située au cœur du Japon contemporain, entre violence et déchéance morale, suit une enquête sur la disparition de la fille d’un politicien influent. Au casting : Shun Oguri, Lily James et Liv Morgan.