Loana vue par l’actrice Marie Colomb : « Loana, c’est une personne qui m’a toujours suivie »

Loana, de son vrai nom Loana Petrucciani, a été retrouvée morte le 25 mars à son domicile niçois, d’après l’AFP. Elle avait 48 ans. Première star de la téléréalité française, elle a remporté la saison 1 de Loft Story en 2001, et surtout conquis le cœur de millions de téléspectateurs. En 2024, la série Culte racontait l’envers du décor du Loft, en soulignant l’intelligence et l’hypersensibilité de Loana. L’actrice Marie Colomb, qui l’incarnait avec justesse dans la série, nous expliquait après sa diffusion comment elle avait abordé ce personnage, star de son enfance. Extraits.


Marie Colomb dans Culte J avais peur de ne pas faire honneur a Loana
Culte (2024)

« Loana, c’est une personne qui m’a toujours suivie. Elle a toujours été dans le paysage de ma vie. »

« Une copine d’enfance m’a raconté qu’on jouait au Loft dans la cour de l’école, au CP, et que je jouais tout le temps Loana. »

« La première fois qu’on m’a parlé du projet, j’avais consulté cinq minutes avant son Instagram, alors que je ne la suis même pas. Trop bizarre. »

culte 2
Culte (2024)

« Le travail sur la voix, le corps, la posture, a été très long. Je donne un exemple tout bête. Tu peux essayer de marcher comme elle, mais tu peux aussi te demander : « Pourquoi Loana marche comme ça ? » La raison, c’est parce qu’elle est grande, qu’elle a un corps voluptueux. Ce corps, elle le cachait. »

« A partir du moment où j’ai intégré cet arrière-plan psychologique, je peux jouer le personnage qui n’est pas à l’aise avec son corps. Naturellement, je ne vais pas me fondre en elle, mais il va se passer quelque chose dans le corps. »

miette

« J’ai essayé de comprendre son intériorité, avec le livre Elle m’appelait… Miette [une autobiographie écrite par Loana en 2011, à l’âge de 23 ans, et dans laquelle elle écrivait cette phrase restée dans les esprits : « J’ai tout vécu, je peux mourir », ndlr]. Il y a des passages captivants, avec des extraits de son journal intime tenu depuis ses 11 ans, elle y parle de sa timidité maladive… »

« J’ai essayé de comprendre l’humain qu’elle était. Les mois qui ont précédé le tournage, j’ai beaucoup travaillé. Mais quand la caméra a démarré, après le « action », je me concentre intensément sur ce que j’ai à vivre. Je fais confiance à mon corps, qui se souvient de ce que j’ai pris d’elle en moi. »