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Hubert Viel (Artémis, coeur d’artichaut) consacré à la Roche-sur-Yon

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Le réalisateur français y présentait son long-métrage Louloute avec Laure Calamy (Dix pour cent).

Le jury du festival vendéen  fut cette année composé d’Agathe Bonitzer, Lucie Borleteau et Guillaume Brac. Tous se sont concertés et ont décidé de remettre cette année le grand prix international à Hubert Viel. Le réalisateur français succède ainsi au portugais Pedro Costa, qui avait remporté le prix en 2019 pour son très singulier Vitalina Varela. 

Dans Louloute, Hubert Viel narre l’histoire d’une trentenaire (jouée par la jeune actrice Alice Henri et par Erika Sainte à l’âge adulte) dont les souvenirs d’enfance ressurgissent  à l’approche de la vente de la ferme de son père. « Elle se remémore les dernières semaines qui ont précédé le décès de son père, un éleveur laitier qui s’est donné la mort. Personne ne voyait le truc venir, sauf peut-être elle. On est dans le milieu agricole des années 80, le début de la crise du lait, des quotas avec la Politique agricole commune », développe le synopsis. Laure Calamy incarne quant à elle la mère de Louise.

Hubert Viel est revenu tourner sur les lieux de son enfance, en Normandie, réalisant un film plus réaliste, moins expérimental que les deux précédents : Artémis, coeur d’Artichaut (qui transposait le mythe d’Artémis à l’époque contemporaine) et Les Filles au moyen-âge (dans lequel des enfants se retrouvaient transportés au moyen-âge en écoutant le récit d’un vieil homme érudit).

 

Le jury a proposé, pour le reste du palmarès, une sélection éclectique et paritaire, récompensant du prix du jury international le film Louxor de la réalisatrice britannique Zeina Dura, qui raconte l’histoire d’une femme retrouvant un ancien amant dans la ville d’Égypte qui donne au film son titre. Celle-ci tente de conjuguer les souvenirs de son passé avec son présent.  Ex-Aequo pour ce prix, le film The World to come de la norvégienne Mona Fastvold  sur deux couples qui, au XIXe siècle aux États-Unis éprouvent les difficultés de vivre à la frontière de la côte Est Américaine, dans un paysage aussi éprouvant que sublime.

Le public s’est quant à lui épris de Summertime, de Carlos Lopez Estrada, un drame musical sur « la vie de 25 jeunes de Los Angeles qui s’entrecroisent pendant une nuit d’été« . Le jury Nouvelle Vague Acuitis composé de Mathilde Delaunay, Bénédicte Thomas et Sonia Soulas s’est prononcé pour le drame de sorcières venant du Lesotho This is not a Burial, It’s A Resurrection de Lemohang Jeremiah Mosese. Enfin, c’est le réalisateur français Guillaume Brac qui a reçu le prix Trajectoires décerné par BNP PARIBAS pour son film À l’Abordage, une comédie sur la rencontre entre un garçon et une fille issus de deux univers sociaux totalement différents.  

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Crédit Photo: Batysphere Productions

Par Cameron Guyot

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