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Le film du soir : mk2 Curiosity présente « Jia Zhangke, un gars de Fenyang » de Walter Salles

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Inédit dans les salles françaises, ce documentaire du Brésilien Walter Salles (Central Do Brasil, Sur la route) est un beau portrait intime de Jia Zhangke (Les Éternels) réalisé en 2014. Un indispensable pour les fans du cinéaste chinois, proposé gratuitement par mk2 Curiosity jusqu’à mercredi prochain.

Mise à jour le 23 /04/ 2020. Ce film n’est désormais plus accessible. Découvrez les films offerts sur mk2 Curiosity en cliquant ici

Dans ce tendre documentaire, le réalisateur chinois (qui alertait en février dernier sur l’impact du Coronavirus sur l’industrie du cinéma chinois) revient à Fenyang, sa ville natale dans la province du Shanxi, filmé par Walter Salles et questionné (hors caméra) par le critique Jean-Michel Frodon. On sillonne avec lui les ruelles de cette ville modeste et ses petites cours, à commencer par celle qui mène à sa maison d’enfance – bâtie sur les ruines d’une prison, nous dit-il d’emblée – qu’il revisite avec émotion, 29 ans après l’avoir quittée. Un petit tour du voisinage et on découvre le surnom qu’on lui donnait quand il était gamin : « Lailai » (« le chenapan »).

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Avec une pointe d’humour, Jia Zhangke explique pourquoi il a abandonné l’idée d’une carrière d’acteur dès l’Institut de cinéma, avant de se replonger dans ses souvenirs d’enfance et ceux de ses tournages. Au montage, Walter Salles a eu la bonne idée de simplement mettre en regard les anecdotes de Jia et des extraits de ses films (Xiao Wu. Artisan pickpocket, Platform, The World, 24 City… ) ce qui donne très envie de découvrir ses premières œuvres et éclaire de manière limpide la part biographique dans l’œuvre du cinéaste.

C’est d’une façon tout aussi fluide que le réalisateur livre, au détour d’une phrase sur les évolutions architecturales de sa ville, la pierre angulaire de son cinéma : « Il est presque impossible de s’opposer au changement. À défaut de l’empêcher, je tourne des films pour conserver la mémoire de ce qui a été. » Plus loin, il décrypte avec sagesse le recul que ses nombreux voyages dans le monde lui ont permis de prendre sur ses origines et dans son œuvre : « Si aujourd’hui, j’ai un pays natal, c’est parce que je l’ai quitté. » Avant de revenir sur le processus et les effets de la globalisation, qu’il a analysés à travers son film sur le parc d’attraction pékinois The World, en 2003-2004.

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Son actrice fétiche et épouse, l’immense Zhao Tao, y raconte aussi l’anecdote de leur rencontre – qui mêlait déjà dimension professionnelle et vie amoureuse. La mère de Jia ne se fait pas non plus prier pour raconter une anecdote, celle-ci sur son enfance, qui expliquerait selon elle pourquoi son fils serait resté petit (on vous laisse en juger par vous-même, mais ça n’a pas l’air de vexer l’intéressé, qui rit de bon cœur).

Image de couverture : © Walter Salles

 

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