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Un premier extrait pour « The Eddy », la série musicale de Damien Chazelle

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Un casting international, une plongée dans le milieu du jazz, des numéros chantés et dansés: The Eddy s’annonce comme un projet fou. Une attente confirmée par ce premier extrait énigmatique mais efficace avec Andre Holland.

 

Personne n’a oublié l’ouverture aérienne de La La Land, sur laquelle planait l’esprit mélancolique de Jacques Demy – dont Damien Chazelle expliquera d’ailleurs qu’il s’agit d’une scène de 6 minutes habilement coupée en trois plans, illusion technique assez bluffante donnant l’impression d’un plan-séquence. On continue de penser à ce prologue en voyant le bref premier extrait de The Eddy, nouvelle série musicale du réalisateur produite par Netflix.

Pourquoi cette réminiscence familière ? On y suit de dos, le visage d’abord dissimulé par la pénombre ambiante, l’acteur Andre Holland (révélé par Moonlight de Barry Jenkins), déambulant dans les rues parisiennes bruyantes, avant qu’il ne rejoigne sa fille (Amandla Stenberg) devant son propre club de jazz. Un plan-séquence d’une minute qui suffit à nous immerger dans l’effervescence de la capitale multi-culturelle, tout en signifiant la solitude urbaine d’un personnage qui semble se chercher…

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Pour ceux qui auraient loupé le pitch, The Eddy raconte l’histoire d’un co-propriétaire de club de jazz en faillite, ancien pianiste adulé à New-York (Andre Holland, donc). Autour de lui gravitent notamment la chanteuse de son groupe (Joanna Kulig), avec laquelle il entretient une relation tourmentée, sa fille de quinze ans, son partenaire Farid (Tahar Rahim), soutenue par sa femme Amira (Leïla Bekhti). Un récit polyphonique qui a été partiellement tourné en 16 mm, promettant de belles images vintage, et qui a aussi représenté un défi pour ses interprètes : les numéros musicaux étant tournés en live, Tahar Rahim a du apprendre à jouer du saxophone et Andre Holland du piano. Tout ce glamour sophistiqué cache, on s’en doute, un kaléidoscope de portraits d’artistes, en lutte avec leur soif destructrice de perfectionnement  – c’était déjà le cordeau de Whiplash, et dans un registre plus métaphorique, de First Man, odyssée spatiale d’un Neil Armstrong prêt à tout pour atteindre la lune. La série sera disponible sur Netflix dès le 8 mai prochain.

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Image: Copyright Netflix

 

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