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Le futur du cinéma… Des films qui ressemblent à leur public

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Le collectif 50/50 – dont la devise est «sur nos plateaux comme dans la vie» – tente d’imposer plus de diversité au sein du cinéma français, sur les tournages comme dans les films.

Le collectif a mis en place une « bible 50/50 », pensée comme un «Linkedln de la diversité», comme l’explique Julie Billy, productrice chez Haut et Court et cofondatrice dudit collectif, qui permet aux personnes issues de minorités de s’enregistrer pour favoriser leur recrutement sur les tournages. Mais aussi une charte pour l’inclusion. «Nous nous sommes inspirés de l’inclusion rider américain [disposition contractuelle permettant aux acteurs d’exiger un certain niveau de diversité sur un tournage, ndlr] pour la rédiger, sauf que la discrimination positive est interdite chez nous.»

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Contrairement à la clause américaine, qui impose des pourcentages précis de représentations et prévoit des malus, la charte française ne peut être qu’incitative. Comme notre législation n’autorise pas la collecte de données statistiques ethniques, considérées comme discriminatoires, la charte parle par exemple plutôt de «déclaration de ressenti de la diversité» sur les plateaux de la part des équipes. «En la signant, la profession a prouvé son désir d’engagement personnel et citoyen», témoigne Billy. Une affaire à surveiller de près pour que le cinéma de demain soit réellement universel, débarrassé de l’entre-soi et de l’essentialisme.

Illustration : The_Real_Theory

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