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Les 30 films qu'on attend le plus pour 2023 [1/2]

  • Trois Couleurs
  • 2023-01-13

Ethan Hawke en shérif chez Pedro Almodóvar, une relecture de Barbie par Greta Gerwig, le retour du maître de l'horreur Ari Aster : on fait le point sur les plus grosses attentes de cette année 2023.

Les 30 films qu'on attend le plus pour 2023 [2/2]

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RETOUR À SÉOUL de Davy Chou  

On l’avait quitté avec Diamond Island (2016), étrange et captivant objet qui transformait un complexe immobilier de Phnom Penh en paradis artificiel singeant le capitalisme occidental. Le franco-cambodgien Davy Chou, l’un des plus fougueux de sa génération, revient avec ce portrait au long cours d’une héroïne en quête de ses parents biologiques, à travers un Séoul électrique. Au cœur de ce récit qui nous rappelle que le cinéma est un puissant médium pour capturer le temps et ses énergies mouvantes, une révélation : Ji-Min Park, actrice et plasticienne qui transfigure l’écran de sa présence désarmante.   

Sortie le 25 janvier.

« Retour à Séoul » de Davy Chou : en quête d'identité

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Ji-Min Park, envoutante révélation de « Retour à Séoul »

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GOUTTE D'OR de Clément Cogitore

Voilà un prodige du cinéma français dont on attendait le retour avec impatience. Après Ni le ciel ni la terre, le deuxième long du plasticien et vidéaste Clément Cogitore mettra en scène le charismatique Karim Leklou dans la peau de Ramsès, poète un brin arnaqueur, qui tient un cabinet de voyance dans le quartier de la Goutte d’or. Jusqu’au jour où une vision bouscule l’équilibre de son commerce opportuniste… Lauréat du Grand Prix des 34e Prix du scénario, le film promet de réunir tous les ingrédients du cinéma énigmatique de Clément Cogitore : un brin de fantastique, soutenu par des expérimentations formelles sidérantes et un regard politique affûté sur le monde.  

Sortie le 1er mars.

Expo : « Project Room » de Clément Cogitore

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NOS SOLEILS de Carla Simon 

La cruauté sous la chaleur terrassante de l’Espagne. Voilà le beau et insoutenable pitch du deuxième long de Carla Simon, salué pour sa maturité à la Berlinale, où il a glané l’Ours d’or. Du haut de ses 36 ans, la réalisatrice d’Eté 93 dresse avec un sens aigu du collectif le portrait d’une famille de paysans espagnols qui doit dire adieu à ses vergers pour laisser place à des panneaux solaires. Un film d’où gronde une colère sourde, jamais surlignée, qui rappelle sous ses atours de fable lumineuse l’urgence et l’actualité des combats qu’il esquisse.  

Sortie le 18 janvier.

Berlinale : Ours d’or pour « Alcarràs » de Carla Simon

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Carla Simón, Jonás Trueba... Enquête sur le renouveau du cinéma espagnol

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ANATOMIE D’UNE CHUTE de Justine Triet 

Des héroïnes complexes, prises dans des dédales psychologiques, un récit en forme de toile d'araignée... Voilà à quoi nous a habitué Justine Triet, réalisatrice de l'excellent Sibyl (2019). Anatomie d'une chute s’annonce de la même trempe. Co-écrit avec Arthur Harari, réalisateur du subjuguant Onoda, ce thriller nous plongera dans le parcours d'une femme faisant l'objet d'une enquête pour le meurtre de son mari retrouvé mort : « Au cours de l’enquête, le détective soupçonne d’abord un accident ou un suicide et finit par croire qu’il s’agit d’un meurtre. Le témoin clé s’avère être le fils aveugle du couple, qui fait face à un dilemme moral… » Au casting : Swann ArlaudSandra HüllerMilo Machado Graner et Jehnny Beth, une belle ribambelle dont la réalisatrice risque de révéler la folie douce.

Date de sortie inconnue.

Justine Triet : « À partir du moment où les personnages féminins sont complexes, on est dans une forme de féminisme. »

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UN PETIT FRÈRE de Léonor Séraille 

En 2017, Léonor Serraille avait remporté la Caméra d’or à Cannes pour le jouissif Jeune femme, un premier long sur les tribulations d’une jeune trentenaire borderline campée par une Laetitia Dosch éclatante. Comme pour se tracer un chemin un peu moins zigzagant que celui de son héroïne électrique, Léonor Serraille a pris son temps pour préparer cette histoire d’une famille déroulée sur trente ans, celle d’une femme arrivant d’Afrique de l’Ouest pour s’installer en banlieue parisienne avec ses deux fils, qu’on verra grandir. Pour porter ce récit-fleuve, la réalisatrice a choisi Annabelle Lengronne (Filles de joie), Stéphane Bak (L’Adieu à la nuit), l’humoriste Ahmed Sylla et Kenzo Sambin. Un sublime récit d’apprentissage, d’enracinement et de sacrifices à trois voix.  

Sortie le 1er février.

CANNES 2022 ⸱ Léonor Serraille : « Puisque cette histoire n’a pas été racontée, autant y aller avec beauté »

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LOVE LIFE de Koji Fukada 

Après L’Infirmière (2019) et son diptyque Suis-moi, je te fuis/Fuis-moi, je te suis (2022), le Japonais Kôji Fukada, délicat peintre des états d’âme, revient avec ce drame familial passé par le Festival de Venise. Il y met en scène le délitement d’une fratrie recomposée suite à la disparition d’un enfant. Avec toute la finesse et la pudeur qu’on lui connaît, le réalisateur risque de sublimer discrètement le genre très balisé du drama japonais. On a hâte se lover dans les plis tristes mais élégants de ce film.  

Sortie le 26 avril 2023.

Vu à Venise 2022 : « Love Life » de Kōji Fukada

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DE HUMANIS CORPORIS FABRICA de Verana Paravel et Lucien Castaing-Taylor 

Imaginez un épisode de la série télévisée animée Il était une fois… la Vie, version hardcore, et entièrement tourné dans plusieurs services hospitaliers de France. Dans ce documentaire fou, Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel (Leviathan) radiographient l’intérieur de nos corps – au sens physique et social -, tirant vers l’abstraction pour mieux questionner nos entrailles (et nos institutions) malades. Une expérience éprouvante et radicale, qui a vous réconciliera peut-être avec vos mal-aimés cours d’anatomie.  

Sortie le 11 janvier 2023.

Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor : « On est incroyablement beaux de l’intérieur »

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SIMPLE COMME SYLVAIN de Monia Chokri 

« J’avais envie d’écrire un vrai film d’amour. Je trouve qu’il y en a peu, peut-être parce qu’on est dans une époque cynique, mais je trouve que ça fait toujours du bien, une romance à la The Notebook ou à la Titanic » nous a confié la plus en vogue des réalisatrices québécoises (La Femme de mon frèreBabysitter) à propos de sa nouvelle comédie. Amour, gloire, et déboires sont donc à prévoir au programme de ce film qui racontera l’histoire d’une quarantenaire aisée (Magalie Lépine Blondeau) bouleversée par sa rencontre avec un entrepreneur issu d’un milieu modeste (Pierre-Yves Cardinal, vu dans Tom à la ferme de Xavier Dolan). Plus sérieusement, on compte sur la pétillante cinéaste pour railler sans vergogne le modèle social du couple et ses failles.   

Date de sortie inconnue.

Monia Chokri : « On a un vrai pouvoir de changement de l’intime »

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BEAU IS AFRAID d’Ari Aster 

Besoin d’aller voir un psy pour régler votre complexe d’Oedipe ? Plus la peine, Ari Aster – sacré petit génie de l’horreur depuis Hérédité et Midsommar - vous le fait au prix d’une séance de cinéma. Sa nouvelle comédie horrifique met en scène Joaquin Phoenix dans la peau d’un entrepreneur prospère, qui voyage dans le temps après avoir perdu sa mère castratrice. Au programme : des hallucinations, des décors en carton fait maison et Denis Ménochet dans la peau d’un kamikaze flippant. Avec ce nouvel opus traversé par les non-dits familiaux, Freud n’a qu’à bien se tenir.  

Date de sortie inconnue.

Ari Aster : « J’ai toujours vu la famille comme une espèce de trou noir »

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STRANGE WAY OF LIFE (court) de Pedro Almodovar 

Le saviez-vous ? Pedro Almodóvar a failli réaliser Le Secret de Brokeback Mountain, avant de se faire coiffer au poteau par Ang Lee. Depuis, il rêve de réaliser une romance entre deux cow-boys dans la pampa. Un rêve devenu réalité, puisque son nouveau moyen-métrage met en scène Ethan Hawke dans la peau d’un shérif, face à Silva (Pedro Pascal), en as de la gâchette. Tandis que Silva traverse le désert de Bitter Creek pour rendre visite à Jake, on apprend que les deux hommes ont travaillé ensemble comme tueurs à gages il y a 25 ans... On flaire le western queer à plein nez, se déjouant des codes virils du genre pour offrir un trip tout à fait anti-conventionnel sur des désirs fébriles et inavoués. 

Date de sortie inconnue.

Pedro Almodóvar : « Après ‘Douleur et Gloire’, j’ai voulu revenir à un univers féminin de manière absolue »

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BARBIE de Greta Gerwig

Cette année, il va falloir vous procurer des perruques blondes et des minishorts bien scintillants, pour être raccord avec cette petite bombe annoncée de Greta Gerwig qui va débouler sur nos écrans. Par le truchement de la réalisatrice de Lady Bird, la poupée ingénue à la plastique parfaite imaginée par Mattel à la fin des années 1950 et maintenant incarnée par Margot Robbie pourrait devenir un personnage sensationnel, ou mieux, une icône féministe. Les premières images qui sont sorties il y a quelques mois nous donnent aussi bien envie de découvrir son big crush Ken, joué par un Ryan Gosling au regard niais et aux tablettes de chocolat mastoc. Miam (ou beurk, c’est selon).

Date de sortie inconnue.

MAY DECEMBER de Todd Haynes

Après avoir signé un impressionnant polar écolo (Dark Waters, 2020) puis un joli documentaire musical sur le Velvet Underground (sorti directement sur Apple+ en 2021), Todd Haynes semble revenir à quelque chose de plus resserré et intime avec May December, avec Natalie Portman, Julianne Moore et Charles Melton. Cette fiction racontera la rencontre entre une actrice hollywoodienne et une femme qu’elle doit incarner à l’écran et qui avait défrayé la chronique des années auparavant, en épousant un homme de 23 ans son cadet. Un savant mélange d’ambiguïté et d’élégance en perspective, comme dans les mélodrames qui ont fait la renommée du grand cinéaste (Loin du paradis, 2003 ; Carol, 2016).

Date de sortie inconnue.

Todd Haynes : « La révolution doit avoir lieu en dehors du film, dans le monde réel »

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KNOCK AT THE CABIN de M. Night Shyamalan

Décidément, M. Night Shyamalan aime bien faire vriller les vacances. En 2021, avec Old, le réalisateur de Sixième sens avait enfermé une charmante petite famille sur une plage qui avait le pouvoir d’accélérer leur vieillissement. Avec Knock at The Cabin, son prochain film, il choisit comme décor un chalet isolé en pleine nature, où « une jeune fille et ses parents sont pris en otage par quatre étrangers armés qui exigent d’eux un choix impossible afin d’éviter l’imminence de l’apocalypse ». Pas de répit pour cette nouvelle famille partie en vadrouille, donc. Mais certainement, comme souvent avec Shyamalan, des frissons dans le dos et un grand plaisir pour nos yeux ébahis.

Sortie le 1er février.

M. Night Shyamalan, nouveau souffle

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ASTEROID CITY de Wes Anderson

Après la province française de The French Dispatch, direction le désert pour Wes Anderson. Le lieu de tournage de son prochain film, situé près de Madrid, nous a d'abord fait soupçonner une relecture de western - l'Espagne a servi de décor à de nombreux western spaghetti, que le réalisateur affectionne. Mais le pitch elliptique du film nous conduit ailleurs : « Dans une ville américaine fictive située dans le désert en 1955 et sa convention "Junior Stargazer", qui rassemble des étudiants et des parents de tout le pays pour des compétitions savantes. » Un rassemblement de geeks pour un metteur en scène aux plans millimétrés : on s’attend à une comédie aussi cool que sophistiquée. On y retrouvera Adrien Brody, Tilda Swinton, Scarlett Johansson, Rupert Friend, Jason Schwartzmann, Margot Robbie, Hong Chau ou encore Tom Hanks. 

Sortie le 21 juin.

Wes Anderson nous dit toutou

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ROOSEVELT / KILLERS OF THE FLOWER MOON de Martin Scorsese

On ne sait pas lequel de ces deux films sortira en premier mais on a le choix entre un biopic de l’ancien président américain, incarné par Leonardo DiCaprio, et un thriller sur le massacre « de plusieurs membres de la tribu indienne d'Osage en Oklahoma, assassinés après avoir trouvé du pétrole sur leurs terres dans les années 1920 » et l’enquête du FBI qui s’ensuit. Une chose est sûre : à 80 ans, l’immense Martin Scorsese a décidé de délaisser les films de mafieux vieillissants pour raconter des pans historiques majeurs de son pays. Les thématiques changent, mais on parie que son regard est toujours aussi vif, ciselé.

Date de sortie inconnue.

Les films que Martin Scorsese préfère regarder à la place des Marvel

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