
En 1985, Vincent (Simon Boublil), adolescent de 12 ans vivant en banlieue parisienne dans un immeuble pour familles de la classe moyenne, tente de se faire une place entre un frère aîné fan de new-wave (Alexis Rosenstiehl) et deux parents (Camille Cottin et Louis Garrel) qui ne cessent de se disputer. Tombé sous le charme d’une camarade de classe, Vincent va soudain se poser mille questions sur son identité et le sens de l’existence…
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S’inspirant de leurs souvenirs des années 1980, Éric Toledano et Olivier Nakache signent une comédie dramatique enlevée, portée par une galerie de personnages en plein chamboulement. Ici, les doutes d’un père qui découvre l’angoisse du chômage, les actions libératrices d’une mère qui s’émancipe ou les facéties d’un concierge intrusif (Pierre Lottin) racontent comment le tournant économique du milieu de la décennie poussait chaque personne à s’interroger sur son utilité dans le monde et sur son besoin d’amour. Affirmant fièrement leur goût de la mixité sociale et culturelle, les auteurs d’Intouchables et du Sens de la fête manient aussi avec élégance plusieurs références artistiques (Téléphone, Un homme et une femme ou la musique de Dernier domicile connu signée François de Roubaix) qui donnent un aspect rutilant à ce grand rêve d’harmonie collective.
Juste une illusion d’Olivier Nakache et Éric Toledano, Gaumont (1 h 54), en salle le 15 avril.
