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« The Underground Railroad », la série de Barry Jenkins, s’annonce déchirante

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Adapté d’un roman de Colson Whitehead, le show racontera la fuite d’une jeune esclave noire à travers le sud des États-Unis. 

Après Moonlight (2016), portrait à fleur de peau d’un jeune gay issu d’un ghetto de Miami, et Si Beale Street pouvait parler (2018), mélo politique adapté de James Baldwin, Barry Jenkins signe pour Amazon une mini-série adaptée du roman The Underground Railroad de Colson Whitehead (couronné du National Book Award en 2016, l’équivalent de notre prix Goncourt).

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Comme l’indique le titre éponyme de la série (qui fait référence au réseau clandestin qu’empruntaient les esclaves avant la guerre de Sécession pour trouver refuge au Canada), ce show en 9 épisodes racontera la fuite de Cora, jeune esclave noire dans une plantation de coton en Géorgie. Rejetée par les autres esclaves, elle décide de s’enfuir avec Caesar, un nouvel arrivant qui lui révèle l’existence d’un chemin de fer clandestin. Arrivés en Caroline du Sud, leur liberté sera à nouveau menacée par un chasseur d’esclaves, et ils devront emprunter plusieurs passages secrets souterrains pour gagner leur liberté.

 

Le style à la fois épuré et lyrique de Barry Jenkins, étrange alliance de retenue et de romantisme, est reconnaissable entre mille. Voilà ce que l’on se dit en voyant le premier trailer de la série. En 60 secondes chrono, le temps de montrer un travelling arrière majestueux sur une foule d’esclaves au visage impassible sur une partition pleine de violons signée Nicholas Britell, Barry Jenkins parvient à beaucoup nous émouvoir. Sans grand risque, on parie d’après ce bref teaser que The Underground Railroad sera une fresque politique pleine de détours sensibles, servie par la mise en scène fébrile et minutieuse d’un réalisateur attentif au moindre détail, grand spécialiste des jeux de flous et des profondeurs de champs.  Bonus : les photogrammes postés par le réalisateurs sur Twitter laissent entrevoir une esthétique crépusculaire, baigné d’une lumière presque fantastique. Au casting : Thuso Mbedu, Chase W. Dillon, Aaron Pierre et Joel Edgerton, dans le rôle du chasseur d’esclave. 

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