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Les 10 films qu’on a hâte de découvrir en salles en octobre et novembre

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Les annonces de reports de blockbusters se multiplient, mais pas question de bouder les salles obscures! Elles vont accueillir bon nombre de films très attendus. Un trip psychédélique japonais, un film de genre sur des sauterelles belliqueuses, un récit catastrophe de zombies en furie : voici une sélection détonante qui prouve que le cinéma reste bien vivant.

Drunk – sortie le 14 octobre 

Après Kursken 2018, le Danois Thomas Vinterberg (Festen, La Chasse) revient avec un film sur des profs démunisInspirés par la théorie d’un éminent psychologue qui préconise la présence d’un certain taux d’alcoolémie dans le sang pour vivre heureux, ils se décident à tenter l’expérience de boire du matin au soir, au boulot comme à la maison. Ici encore, Vinterberg s’emploie à dépeindre ce qu’il reste des relations fraternelles ou amicales lorsque tout converge vers une certaine décrépitude. Si ce délire éthylique semble démarrer comme une joyeuse célébration, nul doute qu’il faudra rester sur nos gardes et attendre un revers sombre à cette allégresse, comme le réalisateur nous en a souvent servis. Et rien que pour ça, on a envie d’y aller tout de suite.

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Paris Calligrammes – sortie le 14 octobre

Artiste allemande de l’avant garde des années 1960, la photographe, réalisatrice et peintre Ulrik Ottinger a cumulé de nombreuses casquettes.  Habituée à produire des oeuvres très libres (comme en témoigne cette séquence de son long-métrage Freak Orlando), celle-ci revient dans ce film  sur le Paris des années 1960. Elle y narre en voix-off, photographies à l’appui, ses rencontres avec les personnalités du milieu de l’avant garde française et allemande, dans une librairie aujourd’hui disparue, et autrefois baptisée Calligrammes,point central de cet essai cinématographique. Témoignage d’une époque révolue, porté par une voix douce et réconfortante, on se dit que ce film sera idéal pour un dimanche après-midi pluvieux. Le film a été sélectionné pour la Berlinale de 2020, dans la section « Berlinale Special« .

City Hall – sortie le 21 octobre 

Le légendaire documentariste américain Frédéric Wiseman(Titicut FolliesEx Libris: The New York Public Library) revient avec un nouveau film sur la municipalité de Boston, pour filmer le maire démocrate Martin J.Walsh et de ses équipes, qui oeuvrent à la mise en place d’une politique sociale, culturelle et égalitaire. Poursuivant son travail sur les grandes institutions américaines (qu’il avait commencé en 1967 avec le culte Titicut Folliesdans lequel il se rendait dans les prisons d’État psychiatriques pour sonder le rapport de la société envers les malades – le film avait été interdit de projection pendant vingt ans aux États-Unis). S’il semble formellement très dépouillé, voire un peu austère, nul doute que ce dispositif permettra à Wiseman de se rapprocher au plus près des failles et imperfections de ce système institutionnel.

Adieu les cons – sortie le 21 octobre 

On n’avait pas revu le génial acteur et réalisateur français Albert Dupontel depuis son Au-revoir là-hauten 2017, ambitieux film rempli d’effets visuels adapté du roman à succès de Pierre Lemaitre sur la Première Guerre mondiale. Albert Dupontel revient cette fois-ci avec une histoire originale, une tragédie burlesque dans laquelle une quadragénaire(Virginie Efira) part en quête de l’enfant qu’elle a abandonné plus jeune, et croise la route d’un travailleur en burn-out (joué par Dupontel lui-même) et celle d’un archiviste aveugle (Nicolas Marié). La bande-annonce d’Adieu les cons nous montre que le réalisateur n’a pas délaissé son univers burlesque, où l’absurde ne s’impose pas comme une limite mais comme vrai moteur de comédie.

Peninsula – sortie le 21 octobre 

On se souvient tous du meilleur film de zombies de l’année 2016, Dernier Train pour Busan, énorme claque visuelle et formidable mélange de genres, si caractéristique du cinéma sud-coréen (pour ne citer qu’un seul exemple, le grand réalisateur de Parasite,Bong Joon Ho). Fort de son succès public et critique, son compatriote Sang-Ho Yeon revient avec une suite qui semble promettre beaucoup d’action, de zombies encore et toujours, et, bien sûr, la touche d’humour qui avait fortement contribué à la réussite du premier volet. Ici, un groupe de soldats est contraint de revenir sur les lieux du premier volet, et sera confronté à un groupe de survivants plus dangereux encore que les morts-vivants qu’ils étaient venus combattre. Une proposition idéale en pleine période d’Halloween.

Garçon chiffon – sortie le 28 octobre 

Premier long-métrage écrit et réalisé par l’acteur Nicolas Maury(vu dans dans la série à succès Dix pour centou encore dans Les Rencontres d’après minuit de Yann Gonzalez), Garçon chiffon semble avoir été écrit à l’aune de sa personnalité lunaire, espiègle et à fleur de peau. Ici, il campe un comédien qui peine à faire décoller sa carrière et dont le couple bat de l’aile à cause de sa jalousie maladive. Blessé, il part se ressourcer auprès de sa mère (Nathalie Baye), dans le Limousin. Leur relation semble d’emblée sincère et émouvante et on ne peut résister à la douce et tendre infantilisation par Nathalie Baye de celui qu’elle appelle « mon chiffon« .

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La Nuée – sortie le 4 novembre

Son superbe court-métrage sorti en 2018, Aciden’avait pas manqué de faire parler de lui, prenant déjà à bras le corps le cinéma de genre, et parvenant à nous captiver en l’espace de seulement quinze minutes. Just Phillipot revient cette fois-ci avec un long-métrage, où il est encore une fois question d’une nature qui reprend ses droits sur l’homme. À la pluie dévastatrice d’Acidesuccèdent des sauterelles comestibles élevées par une mère de famille (Suliane Brahim, comédienne venue de la Comédie française), avec lesquelles elle développera un lien un peu trop fusionnel, semble-t-il. Le cinéma de genre français semble avoir encore de beaux jours devant lui.

Aline – sortie le 11 novembre

Le biopic, un genre sage et démodé ? Sûrement pas entre les mains de Valérie Lemercier, qui promet de dynamiter les codes de cet exercice scolaire avec Aline, hommage comique et tendre à la superstar Céline Dion. Si la réalisatrice s’est donnée pour objectif de retracer fidèlement la success story de cette show girl québécoise (son enfance dans une fratrie de 14 enfants, sa rencontre puis son mariage avec son manager René Angélil, sa fulgurante transformation physique), on sent aussi pointer dans les premières images du film le talent de Valérie Lemercier pour la performance burlesque, l’imitation à la fois grotesque et naïve, elle qui, en reine de la métamorphose, avait déjà parodié avec délectation la princesse Diana dans Palais Royal!. Derrière les images en papier glacé de l’icône, on perçoit une déclaration d’amour exempte de toute moquerie : voilà ce qu’Alinepromet d’être. Ses fans (dont nous sommes) jugeront de la qualité de l’accent québécois !

Indes Galantes – sortie le 11 novembre 

La mise en scène de l’Opéra de Rameau par Clément Cogitoreà l’Opéra Bastille en 2019 avait marqué les esprits. Le cinéaste et artiste contemporain y conjuguait la danse contemporaine avec cette oeuvre du 16e siècle, parvenant à le dépoussiérer, voire à lui insuffler une incroyable modernité, avec le concours de danseurs et danseuses de Krump, une danse née dans les ghettos de Los Angeles dans les années 2000. Plus largement, il entendait actualiser une institution figée depuis trop longtemps en portant sur la scène de l’Opéra Bastille la jeunesse d’aujourd’hui. Le film de Phillipe Béziat suit la troupe de danseurs de Clément Cogitore, des répétitions aux représentations. Il nous tarde de pouvoir observer les coulisses de cette production qu’on avait tant appréciée.

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Little Zombies –  sortie le 11 novembre

Après la mort de leurs parents, Hikari, Ikuko, Ishi and Takemura, ne peuvent pas se résigner à la tristesse. Ils décident de monter un groupe de musique pour exprimer toute la complexité de leurs émotions. Ce pitch simple être un véritable tremplin pour les expérimentations visuelles du réalisateur japonais Makoto Nagahisa, dont c’est premier long-métrage, et qui avait dans le passé déjà signé plusieurs courts tout aussi électrisants, comme le génial And so we put goldfish in a pool, auréolé du grand prix du jury court-métrage au festival Sundance en 2017. La bande annonce de Little Zombie démarre sur les chapeaux de roue, une sorte de voyage délirant, énergique et super-rythmé à travers une esthétique pas loin des jeux vidéo Nintendo. On a hâte de voir ce que tout ça peut donner sur la longueur.

 

Par Cameron Guyot

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