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Le film du soir : mk2 Curiosity présente « La Nuit des morts-vivants » de George Romero

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Sélectionné cette semaine par mk2 CURIOSITY, La Nuit des morts vivants est à (re)voir à plus d’un titre. À la fois car sa forme en huis clos fait écho à notre situation (bon, si ça vrillait complètement), mais surtout parce que, malgré son petit budget, ce film de zombies est devenu, en cinquante ans, un poids lourd de l’histoire du cinéma, tant grâce à sa forme qu’à son fond. À dévorer en mâchant vos meilleurs popcorn maison.

Mise à jour le 23 /04/ 2020. Ce film n’est désormais plus accessible. Découvrez les films offerts sur mk2 Curiosity en cliquant ici

Quand George A. Romero réalise La Nuit des morts-vivants en 1968, il a 28 ans. Il est totalement inconnu et sans le sou. Mais peu importe : lui et ses amis ont la rage de faire un film. Avec 114 000 dollars, quelques habitants et amis de Pittsburgh prêts à jouer les zombies, ils réalisent ce qui va devenir l’un des films indépendants les plus rentables jamais produits.

L’histoire ? Venus comme chaque année fleurir la tombe de leur père dans un cimetière de campagne, aux États-Unis, Barbara et Johnny se font attaquer par un homme étrange. Barbara se précipite dans la première maison venue et y fait la connaissance de Ben, qui la tire des griffes d’autres présences malfaisantes avant de lui révéler qu’il s’agit de morts-vivants.

Décors et effets spéciaux minimalistes, décadrages à profusion, habiles jeux d’ombres et de lumières, angles de caméra audacieux… Romero met toute sa matière grise au service d’une mise en scène inventive qui mise davantage sur la stylisation et la suggestion que sur la surenchère d’horreur frontale.
Mais c’est aussi la lecture sociologique que l’on peut faire du film qui lui a fait prendre du galon au fil des ans. Dans l’Amérique de 1968, année de l’assassinat de Martin Luther King et alors que la ségrégation raciale était abolie depuis un an seulement, montrer un homme noir (Ben, joué par Duane Jones) secourir une oie blanche (Barbara, campée par Judith O’Dea) alors qu’ils sont assaillis par une armée de rednecks zombifiés pouvait facilement faire figure de prise de position politique.

Selon l’autre grille d’analyse la plus courante du film, les zombies symboliseraient les ravages de la guerre du Viêt Nam, débutée en 1955 et qui allait encore durer sept ans. On vous laisse vous immerger dans ce grand classique (qui figure systématiquement dans les tops des plus grands) pour creuser ces questions.

Image de couverture : © Image Ten

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