
Le film a été réalisé en 1897, soit deux ans après la première projection publique cinématographique des frères Lumières à Paris, et cinq ans avant que Georges Méliès ne réalise Le voyage dans la lune. Georges Méliès y incarne un magicien actionnant la manivelle d’un robot qui grandit peu à peu avant de frapper le magicien d’un coup de bâton. Ce dernier riposte alors faisant disparaître complètement l’automate grâce à ses propres coups de marteau. Toute l’inventivité et la malice de Georges Méliès est déjà là.
Le conservateur des images animées de la Bibliothèque du Congrès précise que “ces plans sont d’une grande précision pour un film aussi ancien” et malgré une conservation dans un grenier exposé au soleil. Derrière ce film d’une modernité folle, il y a une histoire rocambolesque.
Le vieux coffre, où Bill McFarland a retrouvé la pellicule, était dans la famille depuis un siècle, mais personne avant lui n’y avait jamais prêté attention. L’arrière petit-fils d’un projectionniste de Pennsylvanie témoigne qu’elles “semblaient trop précieuses pour être jetées” et a alors essayé de les vendre à un antiquaire, qui les a refusées, les bobines en nitrate étant hautement inflammables. L’été dernier, Bill McFarland s’est alors rendu au Centre national de conservation de l’audiovisuel de la Bibliothèque du Congrès en Virginie, pour les y déposer. Elles sont aujourd’hui conservées dans une chambre froide spécialement conçue pour prévenir les risques d’incendie.
Source : FranceInfo avec l’AFP
