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Maud Alpi, s’éprouver dans le monde

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RUN: à l’intérieur du poignet de Maud Alpi, les lettres sont chargées de sens. Sa tatoueuse, Giselle Teulié, tenait dans son quatrième court métrage, Courir (2011), le rôle d’une ado se lançant dans la course à pied pour fuir un traumatisme autant que pour « s’éprouver dans le monde ». La réalisatrice, qui a pris la tangente après des études de philo à l’E.N.S., garde un goût certain pour les marginaux, libres, crades, un peu visionnaires aussi. « Enfants de Thoreau, mais pas enfants modèles. » Avec son coscénariste Baptiste Boulba-Ghigna, elle dresse avec le moyen métrage Drakkar (2015), puis avec Gorge cœur ventre (2016), son premier long, un diptyque où l’énergie contestataire vise moins la société que la lâcheté : courir, c’est prendre le contrôle de sa douleur, saisir à bras-le-corps l’animalité humaine. C’est poursuivre un idéal, et le filmer au passage. Restons dans son sillage : elle pourrait y arriver.

[info]« Gorge cœur ventre »
de Maud Alpi
Shellac (1 h 29)
Sortie le 16 novembre[/info]

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