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La nouvelle : Anne Émond, réalisatrice de « Jeune Juliette »

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Dans sa chambre, une ado trépigne en s’écrivant une lettre d’amour légèrement érotique, qu’elle signe par le prénom du bad boy sur lequel elle fantasme. Cette scène de son drôle et subtil film Jeune Juliette, Anne Émond nous confie, un brin embarrassée, l’avoir puisée dans son propre vécu. Née dans le petit village «sans ciné-club» de Saint-Roch-des-Aulnaies, au Québec, la cinéaste a forgé sa cinéphilie à la télé, devant les teen movies américains des années 1980 comme The Breakfast Club de John Hughes et Karate Kid de John G. Avildsen. Passionnée, elle a étudié le cinéma sur les bancs de l’université à Montréal avant de se mettre à la réalisation. Alors que ses trois premiers longs métrages tiraient plutôt vers le drame, Jeune Juliette lui permet de renouer avec ses «premières amours», les films d’adolescence donc. «Cette façon de tout vivre intensément me manque», lâche avec nostalgie la trentenaire à la voix juvénile et enjouée. Sous l’impulsion de sa jeune héroïne effrontée et rêveuse, le talent de la cinéaste éclate au grand jour.

Jeunes Juliette d’Anne Émond, Ligne 7 (1 h 37), sortie le 11 décembre
Photographie : Julien Liénard

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