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[CRITIQUE] : « Jeune Juliette » d’Anne Émond, un teen movie dans la veine de Richard Linklater

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À  14 ans, Juliette (excellente Alexane Jamieson), une ado en surpoids, refuse de courber l’échine face aux moqueries qu’elle subit dans son bahut. Pour se faire remarquer par Liam (ami de son grand frère et sosie cheap de Kurt Cobain), elle commence à sécher les cours et organise une fête en l’absence de son père. Son entourage est surpris par ses nouvelles velléités… Pour son quatrième long métrage, la Québécoise Anne Émond (Les Êtres chers, 2015 ; Nelly, 2016) livre un teen movie semi-autobiographique qui fleure bon les années 1980-1990. Comme Richard Linklater (Génération rebelle, 1993) ou Paul Feig (showrunner de la série Freaks and Geeks, diffusée aux États-Unis entre 1999 et 2000) avant elle, la cinéaste évoque cette période d’ébullition avec un grand talent d’équilibriste : tout en scrutant avec douceur les affres de cet âge cruel (le harcèlement scolaire, le sentiment d’inadéquation), elle explore, notamment avec de très drôles ralentis, la naissance des premiers désirs et les réactions maladroites qui en découlent. Célébrant à la fois les misfits et un genre cinématographique longtemps méprisé, son joli film invite à ne jamais rentrer dans le rang.

Jeune Juliette d’Anne Émond, Ligne 7 (1 h 37), sortie le 11 décembre

Image : Jeune Juliette d’Anne Émond Copyright Ligne 7

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