Oscars : qui sont les 9 femmes nommées dans la catégorie « meilleure réalisation » ?

De Lina Wertmüller à Justine Triet et Coralie Fargeat, neuf réalisatrices ont marqué l’histoire des Oscars en étant nommées dans la catégorie « meilleure réalisation ». Portraits express, avant la 98ème cérémonie qui se tiendra le 16 mars.


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Coralie Fargeat © Julien Liénard pour TROISCOULEURS

Lina Wertmüller pour Pasqualino (en 1977)

As de la satire politique, la cinéaste italienne, disparue en 2021, débute comme assistante sur Huit et demi de Fellini. Elle se fait connaître dans les années 1970 avec Mimi métallo blessé dans son honneurFilm d’amour et d’anarchie, Vers un destin insolite et Pasqualino. C’est pour ce portrait d’un petit mafieux tentant de survivre sous le fascisme et le nazisme qu’elle devient la première femme nommée à l’Oscar de la meilleure réalisation.

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Pasqualino / Medusa Produzione et Jadran film

Jane Campion pour La Leçon de piano (en 1993) et Le Pouvoir du chien (en 2021)

On ne présente plus Jane Campion, première réalisatrice à avoir été nommée deux fois aux Oscars (elles sont maintenant deux avec Chloé Zhao). D’abord pour son chef d’œuvre La Leçon de piano, mélodrame sensuel sur une femme muette qui affirme son désir dans la Nouvelle-Zélande coloniale (finalement Oscar du meilleur scénario original). Ensuite pour son western psychologique Le Pouvoir du chien – et du chien, ses films féministes et audacieux n’en manquent pas.

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La Leçon de piano / Carlotta Films

Sofia Coppola pour Lost in Translation (en 2003)

Elle aurait largement dû l’être pour son désormais culte Virgin Suicides (2000), mais c’est pour le mélancolique et intimiste Lost in Translation (sur la rencontre entre deux solitudes dans le Tokyo contemporain, avec Bill Murray et Scarlett Johansson) que Sofia Coppola décrochera une nomination. Comme c’est l’un de nos films préférés de la cinéaste, ça n’est pas non plus démérité.

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Lost in Translation / Pathé Films

Kathryn Bigelow pour Démineurs (en 2009)

Depuis Point Break (1991), son cinéma-dynamite ne cesse de faire des étincelles (et prouve que les films à grand spectacle ne sont pas l’apanage des hommes). Mais la cinéaste américaine est véritablement entrée dans la légende en 2009, lorsqu’elle est devenue la première femme à remporter l’Oscar de la meilleure réalisation – pour son puissant Démineurs, sur une unité de soldats américains en Irak dont la mission est de désamorcer des bombes.

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Démineurs / Warner Bros.

Greta Gerwig pour Lady Bird (en 2017)

On change d’ambiance avec le cinéma doux, burlesque, drôle et enchanteur de Greta Gerwig, qui signait avec Lady Bird son premier film réalisé en solo. Bien avant Barbie, la coqueluche du ciné indé y racontait l’année de terminale d’une ado à Sacramento (géniale Saoirse Ronan), tiraillée entre ses rêves d’indépendance et sa relation compliquée avec sa mère. Gerwig n’a pas eu l’Oscar, mais s’est imposée comme l’une des voix les plus originales du ciné américain.

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Lady Bird / Diaphana

Emerald Fennell pour Promising Young Woman (en 2021)

Avant son sulfureux Saltburn, cette « promising » réalisatrice à l’esprit résolument subversif concourrait avec son premier film à l’Oscar de la meilleure réalisation. Elle ne l’a pas eu, mais a remporté celui du meilleur scénario original. Dans Promising Young Woman, elle racontait l’histoire d’une jeune femme qui feint l’ivresse dans des bars pour piéger les hommes qui profitent des femmes. Une critique sociale au vitriol sur les abus et l’impunité qui lui a valu d’être vite remarquée.

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Promising Young Woman / Universal Pictures

Chloé Zhao pour Nomadland (en 2021) et Hamnet (en 2026)

Ses plans contemplatifs et sublimes sont reconnaissables entre mille. Remarquée en 2015 avec Les Chansons que mes frères m’ont apprises, la réalisatrice sino-américaine multiplie depuis les prouesses. En 2021, elle remporte l’Oscar du meilleur film ET de la meilleure réalisation avec Nomadlandsur une femme qui parcourt l’Ouest américain, entre petits boulots et rencontres sur la route. On attend de voir si sa plongée sensorielle dans les coulisses de l’écriture d’Hamlet la propulsera au sommet. 

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Hamnet / Universal Pictures France

Justine Triet pour Anatomie d’une chute (en 2024)

Première française à figurer dans cette catégorie, la brillante Justine Triet (VictoriaSibyl) a attiré l’attention du monde entier avec Anatomie d’une chute, thriller conjugal fascinant qui avait déjà décroché la Palme d’or à Cannes en 2023. Incisif, profond, dédaléen, son cinéma invite à repenser les dynamiques sociales, familiales. Il n’y a pas eu de statuette pour cette fois, mais on rêve américain et on mise sur le prochain.

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Anatomie d’une chute / Le Pacte

Coralie Fargeat pour The Substance (en 2025)

La réalisatrice et scénariste française se fait remarquer pour la première fois en 2017, au festival de Toronto, avec son premier long métrage Revenge. Mais c’est son deuxième long métrage, la satire jouissive The Substance (avec Demi Moore et Margaret Qualley), qui la place réellement sur le devant de la scène. Il lui permet d’être nommée, en 2025, pour l’Oscar de la meilleure réalisation, après avoir obtenu le prix du scénario, au festival de Cannes, l’année précédente.

Margaret Qualley
The Substance / Metropolitan Film Export