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[CRITIQUE] « Eva en août » de Jonás Trueba : un délicieux conte rohmérien

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Errance estivale dans la moiteur madrilène, le délicieux conte rohmérien de l’Espagnol Jonás Trueba remplace la quête de soi par celles des autres. Eva, trentenaire célibataire, s’offre un mois d’août en solitaire dans sa ville, Madrid, pendant que ses habitants sont tous partis en vacances… Pourquoi décide-t-elle de rester seule ? Le cinéaste en fait le mystère du personnage, laissant son passé à la porte afin d’ouvrir le film aux infinies conjectures du présent. Si Eva est d’abord une feuille blanche, elle nous devient profondément intime, non seulement par l’attention que porte Trueba à son intériorité, mais aussi par ce qu’en révèlent ceux qu’elle croise.

Issus de rencontres inespérées comme de retrouvailles amères, les multiples personnages s’agrègent autour d’elle en un tissu vivant, véritable matière d’un film pensé comme une ode à l’harmonie du hasard. Hommage sensuel au Rayon vert (d’Éric Rohmer, 1986), Eva en août, dans son émouvante modestie, filme l’été comme le lieu de toutes les réinventions de soi et, à une époque où règne la solitude, redonne de sa force aventureuse au goût des rencontres.

Eva en août de Jonás Trueba, Arizona (2 h 09), sortie le 5 août

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