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Le départ d’Adèle Haenel et Céline Sciamma, l’humour osé de Florence Foresti, la consécration des Misérables de Ladj Ly… Hier soir se déroulait sous haute tension la 45e cérémonie des César. On revient sur l’événement en cinq moments marquants. 

Le départ en trombe d’Adèle Haenel et Céline Sciamma 

Au terme d’une soirée qui, se passant jusqu’ici sans encombre, fut marquée par l’idée d’une prise de conscience collective, l’annonce du César de la Meilleure réalisation pour Roman Polanski (en son absence et celle de l’équipe de son film J’accuse) a fait l’effet d’une bombe. L’actrice Adèle Haenel, suivie par la réalisatrice Céline Sciamma – toutes deux sont venues défendre le sublime Portrait de la jeune fille en feu, reparti avec le César de la meilleure photo pour Claire Mathon – s’est levée, stupéfaite, avant de brusquement quitter la cérémonie.

Ajoutons que peu de temps avant l’ouverture de la cérémonie, une manifestation s’était organisée devant la Salle Pleyel, où se déroulait l’événement. À coups de fumigènes et de slogans (« Polanski coupable, César des tocards« ), plusieurs personnes dénonçaient les multiples nominations (12 au total) du film de Polanski, en témoignent ces images capturées par Remy Buisine, journaliste pour Brut :

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Le sketch d’Isabelle Adjani et Florence Foresti 

Dans une toute autre ambiance, le génial sketch réunissant Isabelle Adjani et Florence Foresti, diffusé en première partie de soirée, a fait mouche. Tout y est : le regard azur exorbité de la Queen Adjani, les dosettes Nespresso, le mug F.R.I.E.N.D.S et puis… le trône et les poupées. Sans plus vous gâcher le plaisir de la découverte, on vous poste la vidéo ci-dessous :

Et pour celles et ceux qui voudraient l’apprécier totalement, on ne peut que vous conseiller cette séquence culte de l’émission « On n’est pas couché » :

Sa Majesté Adjani suscite décidément toujours autant notre admiration.

Le prix du meilleur film pour Les Misérables de Ladj Ly 

Après avoir été sélectionné pour représenter la France aux Oscar (avant de finalement repartir bredouille de la cérémonie américaine), le film coup de poing de Ladj Ly, sur les relations complexes entre la BAC de Montfermeil et des habitants de cité, a été sacré Meilleur film hier soir. Lorsque le cinéaste est monté sur scène accompagné de son équipe, il a livré un discours émouvant et politique, évoquant les conséquences tragiques de la misère sociale : « La misère ne touche pas que les habitants des banlieues. Elle touche tout le monde. La France est un pays blessé mais c’est notre pays. Faisons en un grand pays. Le seul ennemi ce n’est pas l’autre c’est la misère. »

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Les remerciements à distance (et en noir et blanc) de Bong Joon-ho

On se croirait dans un film de Hong Sang-Soo, mais non, c’est bien son compatriote Bong Joon-ho qui signe cette vidéo, tournée avec son équipe – autour d’un bon repas frugal – dans l’éventualité où il gagnerait le César du meilleur film étranger. Ce qui fût évidemment le cas. Si ce n’était pas franchement une surprise (à Cannes ou aux Oscar, Parasite a tout emporté sur son passage), l’audace de ce geste l’a été. Et parce que Bong Joon-ho est très malin, on y voit aussi une forme de message adressé au public français afin qu’il aille découvrir en salles la version noir et blanc de son épatant thriller social (notre critique ici). Pas mal.

https://twitter.com/CanalplusCinema/status/1233519965812252672

À LIRE AUSSI >> Nos 5 affiches préférées de Parasite de Bong Joon-ho 

Le tendre discours de Roschdy Zem 

Il était temps que l’acteur soit récompensé. Dans le très beau Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin, il campe le rôle d’un flic chargé de démêler le vrai du faux dans une affaire complexe, impliquant deux amies (incarnées par Léa Seydoux et Sara Forestier, qui auraient toutes les deux mérité un prix d’interprétation). Dans un discours touchant, qui a pour instant dénoué les tensions, l’acteur a rendu hommage à ses parents :

https://twitter.com/CanalplusCinema/status/1233528416386920448

À LIRE AUSSI >> Arnaud Desplechin et la chef-opératrice Irina Lubtchansky nous parlent de « Roubaix, une lumière »

Bonus : on n’a pas pu s’empêcher d’ajouter l’excellente intervention d’Emmanuelle Devos, venue remettre le César de la Meilleure actrice dans un second rôle (remporté par Fanny Ardant pour La Belle Époque de Nicolas Bedos). Et bien enfoncer les perdant(e)s des César dans un discours si drôle et jouissif qu’on ne s’en est toujours pas remis :

 

 

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