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9 films recommandés par Tilda Swinton à la BFI

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En manque d’inspiration pour votre marathon filmique? On se réfère au panthéon cinéphile de Tilda Swinton, qui a plein de conseils à nous prodiguer.

Androgyne chez Sally Potter dans une adaptation de Virginia Woolf (Orlando, 1992), vampire diaphane écumant les rues de Tanger chez Jim Jarmusch (Only Lovers Left Alive, 2003), mère terrifiée par la perversité d’un fils tyrannique dans We Need To Talk About Kevin (Lynn Ramsay, 2011), bientôt botaniste spécialiste des orchidées dans Memoria, le prochain film d’Apichatpong Weerasethakul… Un rapide coup d’oeil à la filmo de Tilda Swinton suffit à comprendre que ses soirées DVD doivent être tout aussi galvanisantes que ses choix de carrière. Ce que nous confirme cette liste de recommandations de neuf films que l’actrice réalisé en partenariat avec le British Film Institute.

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Commençons par les classiques. De Yasujirō Ozu, Tilda Swinton choisit l’un des films muets en noir et blanc les moins connus, Gosses de Tokyo (1932), un récit fraternel les relations complexes entre générations, ainsi que Voyage à Tokyo (1953), sur la solitude domestique d’un couple de retraités abandonnés par leurs enfants – on l’aura remarqué, la filiation rompue semble être l’un de ses thèmes fétiches.

Moins original, mais elle en parle si bien qu’on a l’impression de le redécouvrir : à propos de Voyage en Italie de Roberto Rossellini (1954), l’actrice explique qu’il s’agit d’un « des films les plus elliptiques et les plus fascinants (…). Une étude sur l’inarticulation, la solitude et la nostalgie, reposant sur une croyance rayonnante en les miracles. »  Quant à M le Maudit (1931), premier film sonore de Fritz Lang, Tilda Swinton parle d’un thriller psychologique original, qui nous implique tous, renvoie le spectateur à sa propre culpabilité par un jeu de miroir et d’identification terrifiant.

On savait Tilda Swinton sensible à une certaine poésie de l’image -on ne s’étonne donc pas de trouver La Belle et la Bête (1946) de Jean Cocteau dans son top, un conte dont la magie enfantine n’a d’égal que sa cruauté latente, et qui traduit, dans un noir et blanc resplendissant, la puissance du sentiment amoureux capable de métamorphoser et de rendre à un monstre son humanité.

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Bien-sûr, son penchant pour l’onirisme s’accompagne d’un versant pour la subversion, c’est pourquoi le sulfureux Médée (1970) de Pier Paolo Pasolini avec Maria Callas est cité. Une fresque visionnaire et intemporelle inspirée d’Euripide qui explore les affres et le tabou du matricide. Le meilleur pour la fin : Tilda Swinton est fan de L’Inconnu du Lac (2013) d’Alain Guiraudie : « Une croisière estivale à l’atmosphère exquise. Des garçons qui cherchent des garçons, et l’idylle de l’abandon. Une étude à couper le souffle baignée d’une tension malsaine, la romance du danger et un réel désir érotique ». Conclusion : on ressemble toujours un peu à nos films de chevet, et Tilda Swinton n’échappe pas à l’adage. La filmothèque de la comédienne reflète à merveille son amour du bizarre, de la liberté formelle artistique, sa tendresse pour les personnages marginaux et l’expérimentation des limites.

Image: Copyright Diaphana

 

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