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Un trafic de dents et un singe magicien dans Les Dents du singe de René Laloux (dispo en ligne)

  • Trois Couleurs
  • 2018-10-02

À vous qui paniquez à l’idée de vous faire charcuter par votre dentiste, voici un défouloir. Premier court de René Laloux, à qui l’on doit La Planète sauvage (1973), un petit bijou SF animé manuellement, Les Dents du singe (1960) commence par une immersion en prise de vues réelle dans la clinique psychiatrique de La Borde, où Laloux était moniteur d’activités depuis 1956. Les patients pouvaient ainsi suivre ses ateliers de peinture et monter à ses côtés des spectacles de marionnettes. Avec le philosophe et psychanalyste Félix Guattari, les deux hommes ont l’idée de faire écrire aux patients un scénario de film, qui deviendra donc Les Dents du singe, court d’animation en couleur préparé en papiers découpés qui raconte l’histoire d’un dentiste machiavélique qui endort ses clients pauvres et leur vole leurs dents pour les vendre aux plus riches. Bien heureusement, un singe magique déambulant dans les rues à vélo les venge. Sur son site web, le théoricien du cinéma et de la bande-dessinée Gilles Ciment  explique que le court a été conçu « selon une méthode à la croisée de l’écriture automatique, du cadavre exquis et des tests de Jung ». Foncez, c’est vraiment très chouette !

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