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Notre guide des films à ne pas manquer cette semaine

  • Trois Couleurs
  • 2021-08-09

À découvrir en salles dès le 11 août : une chronique fiévreuse adaptée d'Annie Ernaux, un conte social dans un Berlin tentaculaire, ou encore un récit d'émancipation aux détours inattendus.

LES COUPS DE COEUR DE LA REDAC'

PASSION SIMPLE de Danielle Arbid

Après Peur de rien, Danielle Arbid adapte un court roman d’Annie Ernaux, sur la relation fiévreuse entre une prof de fac (Lætitia Dosch) et un homme d’affaires russe. Avec un style direct et franc, que l’on peut voir comme une transcription cinématographique de l’écriture sans effusion de la romancière, la cinéaste retrace cette passion amoureuse et sexuelle comme un pic de présent auquel les protagonistes s’abandonnent sans souci du monde extérieur.

« Passion simple » : une chronique fiévreuse et crue

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BERLIN ALEXANDERPLATZ de Burhan Qurbani

En 1979, Rainer Werner Fassbinder avait déjà adapté ce roman d’Alfred Döblin écrit en 1929. Avec une liberté folle, Burhan Qurbani reprend le flambeau en transposant l’intrigue dans le Berlin contemporain, imaginé comme une citadelle industrielle contre laquelle viennent s’écraser les rêves des migrants. Une œuvre monstre, qui voit ses personnages dévorés par la ville et ses néons aveuglants.

« Berlin Alexanderplatz » : un abîme de noirceur lyrique

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CE QUI RESTE d'Anne Zohra Berrached

À Hambourg, une étudiante en médecine tombe amoureuse d’un Libanais qui veut devenir dentiste. Il découvre vite qu’elle cache leur relation à sa mère. D’une trame classique à la « Roméo et Juliette », l’Allemande Anne Zohra Berrached tire un récit d’émancipation habile et nuancé, qui prend des détours inattendus. En décrivant sur cinq ans les instants de communion et de friction d'un couple fusionnel, Ce qui reste nous emporte lentement, sans emphase, vers des chemins sombres.

« Ce qui reste » : combustion lente

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VENT CHAUD de Daniel Nolasco

Dans la petite ville brésilienne de Catalao, Sandro, quadra barbu employé dans une compagnie minière, retrouve tous les soirs son collègue Ricardo pour faire l’amour dans la forêt. Jusqu’au jour où il croise au bord d'une piscine un jeune motard gominé, pour qui il se met alors à nourrir une obsession mortifère... Avec un mélange de brutalité et de lyrisme exacerbé, Daniel Nolasco fait le portrait d’un homme dévoré par ses chimères sexuelles.

« Vent chaud » : une rêverie sulfureuse

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EN SALLES EGALEMENT

Rouge de Farid Bentoumi

Nour est embauchée dans une usine chimique, dont elle découvre les ravages environnementaux. Un thriller écologique qui évoque le récent Dark Waters de Todd Haynes.

Sentimental de Cesc Gay

Dans ce huis clos espagnol qui questionne avec humour l’érosion du désir conjugal, deux couples que tout oppose se dévoilent leurs secrets et questionnent l’amour.

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