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« Les Magnétiques » : dans le juke-box des eighties

  • Quentin Grosset
  • 2021-11-15

Un premier long métrage aussi charmant qu’élégant, en forme d’éducation sentimentale eighties dans l’univers des radios libres et des « jeunes gens modernes ».

Le premier film de Vincent Maël Cardona donne envie de cacher des missives énamourées dans des compiles dissonantes sur cassette. Avec un romantisme qui épouse celui de sa B.O. (Joy Division, Camera Silens…), le film suit le timide Philippe (Thimotée Robart). Dégaine sombre et suave, voix voilée, le jeune homme a tout de l’allure chic et distante des « jeunes gens modernes » (ce mouvement qui réunissait Étienne Daho, Jacno, Marquis de Sade…) de la fin des années 1970, début des années 1980. Ennui provincial, désir d’ailleurs, famille en crise avec un père autoritaire et un frère écorché vif… Philippe trouve son salut à travers les radios bricolées qui émergent alors. Il tombe amoureux de la jeune Marianne (Marie Colomb), mais doit bientôt partir pour son service militaire…

Captant l’émulation créative d’une époque sans pour autant l’idéaliser, le film est traversé par un fétichisme des objets ayant trait au son grâce auxquels Philippe peut exprimer son amour. Comme dans Pump Up the Volume, teen movie des années 1990 sur les radios libres avec Christian Slater, Vincent Maël Cardona interroge les moyens d’expression de la jeunesse, cette façon de s’approprier un médium en en faisant exploser les codes – cela résonne bien sûr avec l’explosion des podcasts aujourd’hui.

Les Magnétiques de Vincent Maël Cardona, Paname (1 h 38), sortie le 17 novembre.

Image (c) Paname Productions

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