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Notre guide des films à ne pas manquer cette semaine

  • Cannelle Anglade
  • 2022-03-22

En salles dès le 23 mars : un film captivant qui analyse froidement un geste meurtrier commis par un jeune paysan du Cantal au début du XXe siècle ; un docu touchant sur des retrouvailles avec de lycéens devenus grands ; un drame fin qui revient sur le rôle de la France dans la guerre d'Algérie.

LES COUPS DE CŒUR DE LA RÉDAC’

Pour décortiquer les rouages de la violence Bruno Reidal. Confession d’un meurtrier de Vincent Le Port

Après plusieurs courts et moyens métrages à la fois cryptiques et captivants, Vincent Le Port porte à l’écran les Mémoires d’un jeune paysan du Cantal ayant commis un meurtre affreux au début du XXe siècle. Une entreprise délicate menée avec maestria par ce cinéaste breton, qui questionne grâce à sa mise en scène tranchante les limites de l’empathie, en nous immergeant dans le passé de ce personnage névrosé.

Vincent Le Port, esprit sauvage

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Regarder la violence : entretien croisé entre Gisèle Vienne et Vincent Le Port

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Pour retrouver la bande du lycée Diderot, dix ans après Nous, princesses de Clèves → En nous de Régis Sauder

En 2011, Régis Sauder s’immisce dans une classe du lycée Diderot, à Marseille, dont les élèves grandissent entre les tours HLM des quartiers nord. Ils s'emparent d’un classique de la littérature française, La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, pour faire résonner les divagations de son héroïne avec leurs questionnements intimes. Dix ans plus tard, le documentariste les retrouve dans leur vie d’adulte, riche de trajectoires plurielles et, en un procédé revigorant, confronte leur présent aux images du passé. La démarche du cinéaste fait émerger une parole nouvelle qui déplace les imaginaires face aux représentations dominantes des populations de ces quartiers.

« En nous » de Régis Sauder : entre temps

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Pour visiter les contrées romantiques de l'Ecosse L’Ombre d’un mensonge de Bouli Lanners

Venu du continent, Phil (Lanners) vit seul sur l’île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Il perd la mémoire à la suite d’un AVC et n’a aucun souvenir de la liaison secrète qu’il aurait entretenu avec Millie (Michelle Fairley, la Catelyn Stark de Game of Thrones), femme discrète qui prend soin de lui à son retour de l’hôpital… Bouli Lanners quitte la belgitude des zones périurbaines et ses losers attachants pour les grands espaces du nord de l’Écosse, il y filme avec délicatesse le désir de corps intimidés et contraints dans une mise en scène d’un romantisme inaccoutumé, presque classique et toute britannique.

« L’Ombre d’un mensonge » de Bouli Lanners : mémoire trouble

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Pour saisir les enjeux de la guerre d’Algérie → De nos frères blessés de Hélier Cisterne 

« De nos frères blessés » de Hélier Cisterne : les mains sales

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Jeune ouvrier communiste indépendantiste, Fernand Iveton vit en Algérie. Incapable de fermer les yeux sur les exactions françaises commises contre le peuple algérien, il rallie le FLN et accepte de placer une bombe destinée au sabotage de matériel. Pas pour tuer mais pour provoquer une panne. Repéré avant que l’engin n’explose, il est arrêté, torturé, jugé, puis condamné à mort en 1957… Adapté du livre éponyme de Joseph Andras, le nouveau film d’Hélier Cisterne interroge la notion d’engagement, politique comme intime. Simple et maîtrisée, une réussite portée par la belle alchimie entre Vicky Krieps et Vincent Lacoste.

Pour savourer des dialogues littéraires → Rétrospective Jacques Doillon

Quatre des plus beaux films de Jacques Doillon, tournés entre 1974 et 1984, ressortent en salles, notamment au mk2 Beaubourg : Les Doigts dans la tête, La Drôlesse, La Femme qui pleure et La Vie de famille. Il faut les redécouvrir pour constater à quel point, au-delà du brio des dialogues et de la mise en scène, il est un de nos plus grands directeurs d’acteurs.

EN SALLES ÉGALEMENT

La Brigade de Louis-Julien Petit

Une cuisinière douée (Audrey Lamy), contrainte d’accepter un poste de cantinière dans un foyer, découvre les conditions de vie de jeunes migrants.

Plumes d’Omar El Zohairy

En Égypte, un tour de magie transforme le patriarche d’une famille pauvre en poule. Son épouse doit alors élever seule leurs enfants dans une société patriarcale.

Une mère de Sylvie Audcoeur

Karin Viard impressionne dans le rôle d’une mère voulant venger son fils victime de l’agression mortelle d’un jeune qu’elle traque à sa sortie de prison, puis en réinsertion.

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