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Festival de Clermont-Ferrand 2024 : la sélection est tombée !

  • TroisCouleurs
  • 2023-12-19

L’emblématique festival de courts et moyens métrages vient de dévoiler la programmation de cette 46ème édition, qui aura lieu du 2 au 10 février. Malgré un contexte politique plus que difficile et la menace économique qui plane sur lui, celle-ci s’annonce néanmoins flamboyante.  

66 films et 52 nationalités, rien que dans la compétition internationale. Et au niveau national, 45 films français et 12 coproductions. Dans son communiqué, publié ce 19 décembre, le festival de Clermont Ferrand annonce son retour et dévoile les titres qui seront présentés lors de sa prochaine édition.

Côté français, on retrouve des jeunes cinéastes de talent, à commencer par Julia Kowalksi pour J’ai vu le visage du diable, enquête fascinante et fictionnelle sur des Polonais se disant possédés – on avait découvert son court à Cannes et il nous avait envoûté. Repéré au même endroit : Dans la tête un orage de Clément Pérot, qui capture avec douceur l’été de jeunes vivant dans une banlieue proche de Calais. On note enfin la sélection de 27, film d’animation de l’Hongroise Flóra Anna Buda qui avait remporté – toujours à Cannes – la Palme d’or du court-métrage (la cinéaste y raconte avec grâce et psychédélisme l’oscillement d’une jeune femme entre ses rêves et la réalité).

J'ai vu le visage du diable de Julia Kowalski

Côté international, le dossier de presse attire notre attention sur deux premiers films, coproduits par la France : Avec l’humanité qui convient de Kacper Checinski, « vrai thriller social particulièrement tendu » ; Ma poule de Caroline Ophelie, « quête au grand air menée à son rythme par un personnage lunaire qui aimerait que sa poule dépressive retrouve le goût de vivre » - tout un programme.

Avec l’humanité qui convient de Kacper Checinski /Ma Poule de Caroline Ophelie

GARDER LA FORME

En dépit d’un contexte particulièrement tendu, le festival semble vouloir préserver coûte-que-coûte la qualité artistique de sa sélection. Ce qui n’est pas forcément évident, au vu des menaces économiques qui pèsent sur lui : en mai dernier, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a annoncé vouloir réduire de moitié les subventions qui lui sont octroyées chaque année. Ce qui avait suscité un tollé et conduit des producteurs, écrivains, acteurs et actrices, cinéastes (dont Cédric Klapisch, Pierre Salvadori, Yann Gonzalez, Marie Losier, Davy Chou ou encore Philippe Faucon) à soutenir dans une tribune publiée par Libération le festival, plus grande plateforme au monde pour les courts métrages, reconnue dans le monde entier. Il serait dramatique de l'affaiblir, et cette édition 2024 compte bien le rappeler.  

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