CinémaCultureKidsGEn.ALe magazine
  • Critique
  • Article
  • 2 min

« Burning Casablanca » : un road-movie punk et libre

  • Laura Pertuy
  • 2021-10-29

Premier long métrage percuté de mille tonalités et émotions, « Burning Casablanca » navigue, punk 
et libre, parmi les genres. Dans une ambiance baignée de rock, ce road movie s’arrime à un couple de musiciens qui fuit le passé dans le désert marocain.

Après une traversée du désert, Larsen Snake (incendiaire Ahmed Hammoud), rock star désabusée, revient dans sa Casablanca natale et tombe amoureux de Rajae (Khansa Batma, illustre chanteuse marocaine), dont le timbre de voix enchanteur n’a d’égal que le caractère ardent. Ensemble, ils traversent les nuits en musique. Mais, bientôt, souffrances et secrets du passé les rattrapent, et les voilà partis pour le désert.

Après deux courts métrages fiévreux produits par La Fémis – où il fut élève en réalisation –, Carcasse et H’rash, Ismaël El Iraki poursuit un travail sur la création comme souffle libérateur avec Burning Casablanca, production hallucinée dans un Maroc qui s’embrase. Pensé comme un film des seventies, tourné en CinemaScope et porté par une bande-son pleine de fougue – on y retrouve l’excellent groupe The Variations –, le film exhale une énergie électrisante, tant dans son montage nerveux que dans ses dialogues surréalistes, quelque part entre le western et le cartoon. Entre vengeance et affirmation de soi, Larsen et Rajae, sulfureux duo, chantent leur implacable désir de liberté, nourri d’un féminisme évident.

Burning Casablanca d’Ismaël El Iraki UFO (2 h) sortie le 3 novembre

 Image (c) Copyright UFO Distribution

Inscrivez-vous à la newsletter

Votre email est uniquement utilisé pour vous adresser les newsletters de mk2. Vous pouvez vous y désinscrire à tout moment via le lien prévu à cet effet intégré à chaque newsletter. Informations légales

Retrouvez-nous sur