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Adèle Exarchopoulos : « Je suis plus sincère dans mes choix de films qu’en interview »

  • Joséphine Leroy
  • 2022-02-01

On la repère de loin avec sa doudoune blanche, son jogging rose et son chignon défait, dans un café du Ve arrondissement, mangeant avec appétit une bonne omelette après avoir tiré sur une clope. Malgré son statut d’égérie de la mode, Adèle Exarchopoulos ne fait pas de chichi. Dans « Rien à foutre », premier long de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre, elle campe avec un naturel impressionnant Cassandre, une jeune hôtesse de l’air de compagnie low cost qui s’adapte avec résilience aux exigences de ce métier dur et invisibilisé. Une prestation géniale qui nous a donné envie de gratter un peu le vernis, de mieux connaître l’actrice, presque dix ans après son entrée tonitruante dans le monde du ciné avec « La Vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or en 2013.

Qu’est-ce qui vous a convaincue d’embarquer dans l’aventure Rien à foutre ?

Le regard que Julie et Emmanuel portent sur les gens, surtout la jeunesse. Le film ne juge personne, il ne condamne rien, mais il montre que, quand on est dans la consommation des humains, des sensations, des relations, de tout ce qui nous entoure en fait, on perd le sens des réalités. Il a une vérité, une justesse, aussi liée au fait qu’on l’a fait dans l’urgence, pas forcément dans les règles. Par exemple, il y a certains aéroports où on n’a pas obtenu l’autorisation de filmer [dans le film, présenté à la Semaine de la critique l’année dernière, on suit le personnage de Cassandre dans plusieurs de ses escales, que ce soit à Lanzarote, l’île des Canaries où elle réside, ou plus tard à Dubaï, ndlr], alors on faisait semblant d’être une petite équipe qui tournait des souvenirs de mariage.

Cassandre incarne la jeunesse désenchantée d’aujourd’hui, plongée dans le bain de l’hypersexualisation, l’hyperconnectivité, confrontée à une perte de confiance en l’avenir… Vous aussi, vous la ressentez, cette mélancolie contemporaine ?

Je ne suis pas dans le déni comme Cassandre. Je ne vais pas fuir une difficulté quand elle est en face de moi. J’ai trop de choses, trop de gens dans mon entourage qui me ramènent à la réalité. Par contre je peux être dans l’excès inverse : je peux trop analyser, trop chercher de réponses là où il n’y en a pas forcément. Mais je comprends les gens qui s’égarent comme Cassandre, parce qu’elle, tout ce qu’elle traverse, ça renvoie à notre manière de consommer, au capitalisme, et ça c’est très générationnel. 

« Rien à foutre » de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre : vol plané

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L’année dernière à Cannes, Julie Lecoustre et Emmanuel Marre nous ont raconté qu’ils vous avaient demandé de préparer le rôle en expérimentant les conditions de travail d’une hôtesse de l’air. Comment s’est passée cette phase d’immersion ?

J’ai fait une formation, j’allais au Bourget, je faisais quatre heures de vol par jour, c’était hyper dur physiquement. Et après, à côté de ça, j’ai rencontré pas mal d’hôtesses qui m’ont raconté leur quotidien. Elles m’ont fait comprendre à quel point ça pouvait être violent pour elles d’être toujours en décalage. Mais l’expérience qui m’a vraiment donné une idée claire de ce que vivait Cassandre, c’est le jour où la directrice de l’école de mon fils m’a appelée. J’étais en plein décollage, je ne pouvais rien faire. Là, on réalise toutes les contraintes du métier, et l’impact de celles-ci sur leur vie.

Rien à foutre de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre © Condor Distribution

On comprend dans le film que Cassandre a choisi ce boulot assez jeune et un peu par dépit. Ado, vous aviez une idée claire de ce que vous vouliez faire ?

J’hésitais. J’ai commencé tôt le cinéma [à l’âge de 12 ans, dans le moyen métrage Martha de Jean-Charles Hue, réalisé en 2005. Repérée par un agent sur ce film, elle a ensuite eu de petits rôles à la télé, dans la série R.I.S Police scientifique, puis dans des films comme Les Enfants de Timpelbach (2008) de Nicolas Bary ou Chez Gino (2011) de Samuel Benchetrit, ndlr]. Mais je ne voulais pas en faire mon métier. Pour moi, c’étaient des expériences comme ça. En fait, je voulais soit être psy dans les prisons, soit travailler temporairement dans la restauration pour voyager. Et que voyager. Je faisais tout pour l’amitié, j’étais vachement insouciante, à plein d’endroits. Sur mes bulletins du lycée, c’est noté soit que je dormais, soit que je rigolais. Après, j’avais grave envie d’être indépendante financièrement. Vers l’âge de 16-17 ans, j’ai travaillé au palais omnisports de Paris-Bercy.

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La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche © Wild Bunch Distribution

Peu de temps après, vous avez passé le casting de La Vie d’Adèle (2013) d’Abdellatif Kechiche, qui vous a révélée au grand public. Comment la jeune actrice débutante que vous étiez a abordé cette première grande expérience cinématographique ?

Quand La Vie d’Adèle [pour lequel elle a obtenu, en plus de la Palme d’or partagée avec le réalisateur et l’actrice Léa Seydoux, le César du meilleur espoir féminin en 2014, ndlr] est arrivé dans ma vie, je venais d’échouer au bac, j’étais en train de redoubler. J’avais demandé à mon père si je pouvais travailler dans la restauration et improviser plus tard. Il boudait beaucoup. Au même moment, il y a eu le casting, et quand j’ai été choisie pour jouer Adèle, mon père m’a dit de prendre mon courage à deux mains, d’aller au lycée et de leur dire que je ne viendrais plus. Et c’est ce que j’ai fait. Quand on a fait le film, je découvrais tout.

C’était difficile pour vous de dompter un personnage aussi exigeant et sensible ?

C’était particulier parce qu’il n’y avait pas de marque au sol. J’y suis un peu allée comme mon personnage : avec beaucoup de naïveté et de passion. Je me rappelle, quand Léa m’a raconté comment elle avait construit, pensé son rôle, j’ai eu une vague d’angoisse, je suis allée voir Abdel [Abdellatif Kechiche, ndlr] et je lui ai dit : « Il faut que je te dise la vérité, j’ai rien préparé. » Il m’a rassurée en me disant : « Ne t’inquiète pas, le plus important, c’est que tu sois sincère. » Ça ne m’a pas suffi du tout, j’étais grave stressée, mais de toute façon je n’avais pas le choix. Moi, je dépends des autres : des acteurs, des réalisateurs, des équipes techniques. J’ai besoin d’un avis objectif, quelqu’un qui m’aide, qui me porte. Un film, s’il n’est pas fait de manière collective, ça me rend malheureuse. 

Après La Vie d’Adèle, vous avez joué dans The Last Face de Sean Penn. Ça vous a fait quel effet de débarquer sur une grosse production américaine ?

C’est une manière de travailler qui n’est pas du tout la même que chez nous. Il y a quelque chose de plus anticipé, de plus calibré, et plus de moyens aussi. Quand je suis arrivée sur le tournage de The Last Face en Afrique du Sud, je me suis retrouvée avec trois cents figurants. Là, on ne se demande plus : « Alors, qu’est-ce qu’on fait Jean-Luc ? On fait la scène où tu coupes la tomate ou pas ? » Nous, on va faire les choses plus à l’arrache. Mais c’est ce que j’aime aussi dans le cinéma : pouvoir passer du tout au tout.

« Je trouve ça hyper important de rêver. Et l’insouciance de mon fils, ça m’a ramenée à ça » Adèle Exarchopoulos

The Last Face a reçu un accueil glacial à Cannes en 2016 et vous avez connu une période de creux, pendant laquelle vous avez eu un bébé. Comment l’avez-vous vécu ?

Ça a été plus dur après La Vie d’Adèle. Sur des plateaux, je me suis dit : « Ah mais en fait il faut travailler, anticiper, construire un personnage. » Quand j’ai eu mon fils [né en 2017, ndlr], j’avais 23 ans, je n’étais pas rassurée, c’était une première pour moi. Un direc­teur de casting m’a demandé, à l’époque, combien de temps il me faudrait pour que je puisse recommencer à tourner après mon accouchement. J’ai répondu n’importe quoi, je lui ai dit : « Deux mois. »

Et donc je me suis retrouvée à tourner le film de Ralph Fiennes [le biopic Noureev, sorti en 2018, dans lequel elle joue Clara Saint, la petite amie du danseur étoile soviétique Rudolf Noureev, ndlr] en Serbie. J’allaitais mon fils, je tournais, j’allaitais, je tournais… Là, je me suis dit : « Ah OK, il va vraiment falloir que j’apprenne à gérer ma vie de mère et ma vie d’actrice. » Après, on m’a envoyé le scénario de Sibyl [film de Justine Triet sorti en 2019, dans lequel elle joue Margot, une actrice torturée dont la psy, incarnée par Virginie Efira, va s’inspirer pour écrire un roman, ndlr]. C’est la première fois que j’ai dit à une réalisatrice : « Franchement, ce rôle, je le veux trop. »

Sibyl de Justine Triet © Les Films Pelléas

Vous irradiez dans ce rôle d’écorchée d’une grande intensité. Que vous a-t-il apporté ?

Ce que j’aime trop dans le personnage de Margot, c’est qu’on peut la lire différemment. Y a un côté vicieux, calculateur, mais en même temps, elle est dépassée. Comme Adèle [son personnage dans La Vie d’Adèle, ndlr], elle a besoin d’être aimée. J’ai adoré aussi la méthode de travail de Justine Triet. C’est quelqu’un de généreux, d’impulsif. Et puis avoir Virginie Efira comme partenaire, c’était trop bien. Le tournage à Stromboli [dans le film, la psy suit sa patiente sur un tournage, qui prend place dans le décor aride de l’île italienne, ndlr] était hyper spécial, il y avait beaucoup de similitudes entre le tournage réel et le tournage fictif, un truc entre réalité et fantasme. C’était incroyable.

Tout passe à travers ce filtre du fantasme dans le film. Est-ce que vous êtes du genre à vous laisser envahir par les vôtres ?

Ouais, je peux me faire plein de scénarios dans ma tête. Je trouve ça hyper important de rêver. Et l’insouciance de mon fils, ça m’a ramenée à ça, à l’idée qu’il faut se poser des questions, tout le temps, même quand ça paraît bête, comme « Est-ce que les baleines peuvent tomber amoureuses ? ». On oublie de s’abandonner à notre imagination comme ça, alors que c’est au moins aussi important que la moitié des soucis et des questions plus sérieuses qu’on a en tête toute la journée.

Vous lui montrez des films, à votre fils ?

J’y vais doucement. J’ai commencé avec Ponyo sur la falaise [film de Hayao Miyazaki, sorti en 2009, ndlr]. Ou la série Pyjamasques. J’ai trop hâte de lui montrer Charlie et la chocolaterie [de Tim Burton, sorti en 2005, ndlr], Kiki la petite sorcière [de Hayao Miyazaki, sorti en 2004, ndlr]. Moi, j’adore les dessins animés, leur absurdité. Après, maintenant, je vois beaucoup plus les sens cachés ; évidemment, je suis plus consciente de certains sujets, du genre la place des femmes dans les Disney…

Dans Mandibules (2021), le dernier film de Quentin Dupieux, vous campiez avec un génie comique qu’on ne vous connaissait pas le rôle d’Agnès qui, après un accident, ne peut plus communiquer autrement qu’en criant. Ça vous a libérée de jouer un personnage aussi fou ?

J’en avais trop envie ! Je l’attendais depuis longtemps, ma comédie. Ça m’a fait peur mais je me suis dit : « C’est bon, c’est là, essaie de tout donner. » J’ai eu la chance de la faire avec Quentin Dupieux [avec lequel l’actrice collaborera bientôt dans Fumer fait tousser, ndlr]. Je me suis dit que je mettais les pieds dans quelque chose qui n’allait peut-être pas plaire à tout le monde, mais qui était totalement maîtrisé. Ses scénarios ressemblent à une partition : tout est détaillé, chaque personnage a sa musique. Mais quand j’ai passé le casting, la seule indication pour le personnage d’Agnès, c’était qu’elle était « psychotique ». Je lui ai demandé ce qu’il entendait par là. Il m’a répondu : « Je veux que les choses soient gauches, maladroites, que ton intonation ne corresponde jamais à ton état. » Et là, je me suis dit : « Ne cérébralise pas Adèle, il faut que tu aies 4 ans et demi dans ta tête, que ce soit pur et sincère. » Sur le plateau, il y avait une ambiance que j’ai rarement ressentie ailleurs. Mais de trouver le volume exact, c’était vertigineux pour moi.

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Mandibules de Quentin Dupieux © Memento Films Distribution

Et pour la série La Flamme de Jonathan Cohen (2020), dans laquelle vous jouez une prétendante qui s’est fait greffer un cœur de singe, vous vous êtes dit quoi ?

Chez Jonathan Cohen, il y a un espace de créativité sans limite, un besoin de s’amuser qui n’empêche pas l’exigence. Lui me disait : « Il faut que tu t’accroches à ce singe qui est en toi et que tu sois complètement perdue entre ton identité et la sienne. » Ces deux tournages, ils ont été ultra révélateurs et magiques pour moi : j’ai découvert le plaisir de faire rire les gens. Je trouve ça si noble, les acteurs qui osent aller sur ce terrain-là. Jim Carrey, pour moi, c’est un génie. Il n’a pas peur du ridicule, quitte à diviser, il est toujours dans quelque chose d’à la fois sincère et de très composé. Il a un côté burlesque, un côté absolu et en même temps une immense mélancolie. Il est à part.

Vous réfléchissez beaucoup avant de choisir vos rôles ?

Je fais plutôt marcher mon instinct. Parce que les rares moments où j’ai essayé d’avoir de la stratégie – je parle pas de stratégie financière, plus de créneau à prendre –, j’ai été déçue. Après, on ne va pas se mentir : il y a des films que je vais choisir, je sais qu’ils vont faire quatre entrées, je ne suis pas naïve. Mais si j’y ai trouvé quelque chose à défendre, je ne me pose pas plus de questions.

Il y a un contraste entre votre image très glamour d’égérie de grandes marques et vos choix de films, dans lesquels vous n’hésitez pas à vous mouiller, montrer un visage de vous très brut, naturel.

Pour moi, l’un va avec l’autre, dans le sens où la mode me permet économiquement de faire le cinéma que j’aime le plus. Je ressens plus ça comme un jeu qu’autre chose. Et, d’ailleurs, quand je suis en shooting, je ne me sens pas forcément moi-même. Je sais que je porte des vêtements que je vais devoir rendre à la fin de la séance photo. Il y a un jeu de représentation de soi que j’essaie de prendre avec légèreté, une certaine forme de second degré. Mais dans tout ça l’aspect humain reste important : quand je suis en contact avec des marques, j’ai besoin d’être à l’aise. Paco Rabanne par exemple, c’est devenu un ami que j’estime beaucoup.

« J’aimerais jouer un personnage dur, qui n’attire pas du tout la sympathie » Adèle Exarchopoulos

Vous vous êtes impliquée dans plusieurs causes ces dernières années. Vous avez notamment été marraine du Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants, avez participé à des marches organisées par le comité Adama… Qu’est-ce qui vous pousse à vous engager ?

Le fait qu’on soit dans une société qui manque d’empathie. Après, j’ai compris que parfois on donne la parole à n’importe qui. On m’a déjà demandé de médiatiser des causes. Je veux bien, mais à condition d’être accompagnée par quelqu’un qui témoigne, qui a vécu l’histoire. J’insiste toujours sur ça. Pour moi, la politique, c’est avant tout de l’humain. Je suis contente de voir qu’il y a des gens qui ont le courage d’ouvrir des portes. Il y a une prise de conscience ces dernières années, une manière d’envisager les choses par du concret et par le collectif.

Est-ce qu’il y a des films qui vous ont justement fait prendre conscience de réalités politiques qui jusqu’ici vous avaient échappé ?

Pour Sama [sorti en 2019, ce documentaire de Waad al-Kateab et Edward Watts suit le quotidien d’un couple de jeunes parents durant le siège d’Alep en 2016, ndlr], ça a été mon plus grand choc dernièrement. Après, il y a beaucoup de films de Raymond Depardon qui montrent à quel point la misère des gens peut être très banale. Ça peut passer par la solitude, l’isolement, l’incompréhension… Je suis très sensible à ce genre de documentaires.

À Cannes l’année dernière, la projection de BAC Nord de Cédric Jimenez a suscité la polémique : on a accusé le film de prendre le parti de la police, visée par des affaires de violences policières qui ont conduit à d’importantes mobilisations dernièrement. Vous avez compris cette réaction ?

Je pense qu’à partir du moment où il y a une polémique, même si elle gâche un peu le plaisir, il faut qu’il y ait une remise en question. C’est un film qu’on a porté jusqu’au bout, surtout les garçons [les rôles principaux de ce film sur le quotidien d’une BAC marseillaise sont joués par Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou, dont Adèle Exarchopoulos incarne la compagne, ndlr], mais on a quand même réfléchi aux raisons qui ont fait qu’il a été accueilli de cette manière. Après, je ne suis porte-parole de rien, je n’ai pas de camp à choisir et je ne suis pas un exemple à suivre. Honnêtement, on me demande mon avis mais je me sens plus sincère dans mes choix de films qu’en interview parfois. J’ai une responsabilité bien sûr, mais plus dans les films que je fais que dans ce que je dis en interview.

Quels rôles vous rêveriez de jouer ?

Il y a des metteurs en scène avec qui je rêve de tourner : Asghar Farhadi, Quentin Tarantino, Pedro Almodóvar… Mais le type de personnages que j’aimerais beaucoup jouer, c’est un personnage dur, qui n’attire pas du tout la sympathie. J’ai adoré grandir avec Nikita et Léon [de Luc Besson, sortis en 1990 et 1994, ndlr]. C’est tellement loin de moi, je me demande ce que je pourrais en faire.

On vous verra prochainement chez Léa Mysius (Les Cinq Diables), Thomas Cailley (Le Règne animal) ou encore Thomas Lilti. Vous pouvez nous teaser un peu tous ces projets ?

Léa Mysius m’a complètement emmenée dans son univers. Ce sera un film assez onirique dans lequel je joue une mère qui s’est conditionnée pour oublier son passé, parce qu’elle a vécu une histoire d’amour avec une femme qui a été bannie de son village. Ça raconte comment le passé revient quoi qu’il arrive dans nos vies. Thomas Lilti, ça sera un film sur le système scolaire, sur le quotidien des enseignants. Et Thomas Cailley, son scénario est complètement fou. Je sais pas si je peux en parler… Je vais rester vague : c’est une ode à la différence.

Rien à foutre de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre, Condor (1 h 52), sortie le 2 mars

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