
Le sang de la veine de Martin Jauvat
Martin Jauvat a grandi à Chelles, dans le 77. C’est de là-bas qu’il tire principalement son inspiration et où il filme la plupart du temps. En 2021, il écrit et réalise Le Sang de la veine, un court-métrage qui suit Simon (William Lebghil), dont l’été est marqué par l’ennui, jusqu’à ce qu’il matche avec Zoé (Anaïde Rozam), sur Tinder. Avec une esthétique pop, le cinéaste, remarqué avec ses longs Grand Paris (2023) et Baise-en-ville (2025), cherche à mettre en avant la banlieue tout en lui redonnant un goût d’enfance, et aussi une légère mélancolie.
Car Wash de Laïs Decaster
Pour Laïs Decaster, si on écoute bien les gens, toutes leurs histoires peuvent devenir de grands films. C’est avec cette mentalité qu’elle filme sa sœur, en 2024, pour tourner Car Wash. Elle enregistre ses sorties sur le foot, l’amour, le travail alors que cette dernière astique sa voiture, la prunelle de ses yeux. Ce pitch en apparence simple mais qui cache des trésors de profondeur s’inscrit dans la lignée des derniers films de la cinéaste (J’suis pas malheureuse, 2019 ; Soirée Mousse, 2021 ; Elles allaient danser, 2022), qui se dit influencée par Alain Cavalier, Chantal Akerman ou Guillaume Brac, et dont le talent brut rivalise avec celui de ses idoles.
