5 romans féministes à découvrir pour la rentrée littéraire

Violence patriarcale, transmission et corps en transformation : cinq autrices explorent avec force et style des questions féministes dans des fictions aussi haletantes que puissantes.


Design sans titre 1
Couvertures

Parthenia de Pauline Gonthier (Les Léonides)

Léa, ambitieuse assistante d’un parlementaire d’extrême droite et Baptiste, jeune homme désœuvré addict aux écrans, se retrouvent sans le savoir chaque soir dans l’univers mystérieux du jeu Parthenia. Efficace et haletant, ce deuxième roman de l’autrice mêle complot politique et masculinisme avec virtuosité. 

Allô la place de Nassera Tamer (Verdier, premier roman)

Soucieuse d’apprendre le darija, la langue de ses parents, la narratrice franco-marocaine documente des tranches de vie dans les taxiphones parisiens. Dans un style racé et rythmé, Nassera Tamer propose un puissant premier récit sur le pouvoir de la langue, celle qu’on nous impose et celle dont on hérite. 

Ils appellent ça l’amour de Chloé Delaume (Seuil)

Partie en week-end à la campagne avec ses amies, Clotilde se rappelle brutalement d’une relation d’emprise d’il y a vingt ans. En suivant le même groupe d’amies quinqua que dans ses précédents romans, Chloé Delaume raconte comme personne la banalité de l’emprise et des violences au sein d’un couple hétérosexuel.

La Bonne Mère de Mathilda Di Matteo (L’iconoclaste premier roman)

Entre Clara, partie à Paris faire une thèse de socio, et Véro, sa mère secrétaire et cagole marseillaise, l’incompréhension se creuse, jusqu’à ce que la violence des hommes les rapproche à nouveau. Avec ce réjouissant premier roman, l’autrice raconte les relations mère-fille et les tensions de classe avec tendresse.

Avale de Séphora Pondi (Grasset, premier roman)

La carrière de Lame, jeune actrice noire et grosse en pleine ascension, est ralentie par une mystérieuse maladie de peau qui la ronge. Ce premier livre de la comédienne Séphora Pondi emprunte aux grands maîtres du style (Julia Ducournau ou David Cronenberg) un univers étrange, parfois gore, et surtout très cinématographique.