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[CRITIQUE] « Thee Wreckers Tetralogy » : un hommage à l’artiste Rosto en forme de collage surréaliste et ténébreux

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Si le nom de Rosto est resté confidentiel hors des cercles du cinéma d’animation, l’artiste néerlandais, décédé en mars 2019, a pourtant été, pendant vingt ans, l’un des plus singuliers créateurs de formes. Ses dernières œuvres, une tétralogie de courts métrages assemblés dans ce programme qui s’achève sur un documentaire en sa mémoire (Everything’s Different, Nothing Has Changed), nous plongent une ultime fois dans son univers protéiforme. Cinéaste, musicien, illustrateur, Rosto semble avoir congloméré ses multiples talents, qui se répondent dans ses films. Quelque part entre la noirceur d’un David Lynch et l’opulence d’un Terry Gilliam, il a conçu des mondes tirés de ses propres rêves et dans lesquels il se met en scène, accompagné des membres de son groupe de rock Thee Wreckers. D’une incroyable profusion de techniques (2D, 3D, marionnettes, prise de vues réelles, capture de mouvement…), ces films, empreints d’un lyrisme désenchanté, ne répondent d’aucune logique narrative. Au contraire, ils sont des invitations au voyage qui nous confirment que Rosto réalisait des films comme on mettrait en scène un opéra – mais un opéra rock. • DAVID EZAN

Thee Wreckers Tetralogy : de Rosto, Autour de Minuit (1 h 10), sortie le 4 mars

Copyright Autour de minuit

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