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« C’est comme ça que je disparais » : la BD saisissante de Mirion Malle sur la dépression

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Clara veut mourir, c’est plus fort qu’elle, elle regarde le plafond et ne voit pas d’autre issue. Le monde autour, les amies, le boulot, la vie effervescente de Montréal ne suffisent pas à évacuer ce soupçon de mort… Après les surprenants Commando Culotte et La Ligue des super féministes, Mirion Malle propose ici sa première fiction, aux allures de récit initiatique, dans une époque marquée par la libération de la parole des femmes. Jeune éditrice et poète à ses heures, Clara cherche les raisons de sa détresse. C’est au fond des sanglots, un jour, qu’elle arrive à comprendre le drame : Pierre, un inconnu qui pourrait être tous les hommes de passage, a abusé d’elle, un soir. On n’en saura pas plus. C’est bien parce que tout, dans cet album, se noie dans la banalité et le quotidien que la densité tremblée du dessin de Mirion Malle prend sa juste valeur. C’est comme ça que je disparais est dessiné dans l’urgence de la révélation, et ça en dit long, somme toute, sur l’importance de le lire. • ADRIEN GENOUDET

—> A lire aussi: [RÈGLE DE TROIS] Mirion Malle, quelle cinéphile es-tu ?

C’est comme ça que je disparais : de Mirion Malle (La ville brûle, 208 p.)

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