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Court-métrage : « Aux armes et caetera » par la famille Yal 

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Dans le cadre de notre concours de court-métrage,  on vous propose aujourd’hui de visionner Aux armes et caetera, un petit bijou d’inventivité aussi drôle que poétique, entièrement écrit, réalisé, et monté par la famille Yal.

Comme un petit air de Michel Gondry plane sur ce court-métrage confiné, tout droit sorti de l’imagination débordante de Samuel, réalisateur de cinéma d’animation et sculpteur (découvrez ici son site officiel), Sabine, enseignante, et de leurs trois enfants, Zacharie (10 ans), Eva (8 ans) et Esther (4 ans). Pour cette famille confinée à Pontoise en région parisienne dans un atelier-logement d’artistes, réaliser ce film a été une « périlleuse aventure », voire même un « péplum »: « Nous ne regardons pas la télé, nous n’avons pas Netflix: c’était une manière de se réapproprier le temps du confinement hors écran » explique Samuel. A l’origine du court-métrage, il y a ces mots d’Emmanuel Macron prononcés lors de son discours du 16 mars: « Nous sommes en guerre ». « Nos enfants étaient angoissés non pas par le virus, mais par ce mot, « guerre » » explique Sabine. Dès lors, ce projet collectif et organique, dont le scénario évolue au jour le jour, et où chacun change de rôle, devient une façon d’appréhender les émotions des enfants par l’art, dans une démarche pédagogique et instructive. 

Décors en carton plus vrais que nature, séquences d’animation en stop-motion pour donner vie aux personnages, déguisements en carton, maquillages hallucinants…Pour improviser ces saynètes qui regorgent de détails d’orfèvre (dont la fabrication nous est révélée dans un making of à la fin du film) de trucages malins et de clins d’oeil aussi drôles qu’impertinents à une actualité angoissante soudain transformée en source de créativité, la famille s’est imposée deux règles strictes.

D’abord, dans un esprit écolo, ne rien acheter, tout fabriquer soi-même avec les matériaux à disposition, et ensuite recouvrir tous les visages d’un masque ou de maquillage. Des contraintes qui rendent le résultat encore plus bluffant, à mi-chemin entre prouesses techniques et esprit artisanal. Joyeux carnaval bariolé tour à tour loufoque puis sérieux, se muant parfois en ballet chorégraphié et onirique, frôlant l’expérimental tout en gardant l’esprit mutin de l’enfance: Aux armes et caetera est un court-métrage qui met du baume au coeur, et prouve que l’imagination ne connaît aucune limite -pas même celles des murs d’un appartement.

 

 

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