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Il nous dit qu’il rêverait de faire tout un film dans le brouillard. Ses deux premiers longs métrages (Like Cattle Towards Glow, en 2015, qui ressemble à une variante blême et tourmentée du fantasmatique Pink Narcissus de James Bidgood, et le déstabilisant Permanent Green Light, qui sort ce mois-ci, sur un ado qui veut se faire exploser), coréalisés avec l’écrivain queercore californien Dennis Cooper, ont bien quelque chose de dangereux qui échappe, résiste à l’interprétation. Le Franco-Américain de 30 ans, revenu à Paris après des études d’art près de L.A., abhorre les généralisations vaseuses. Son goût pour les artistes aux motifs fuyants (l’artiste Gisèle Vienne, la sculptrice de brume Fujiko Nakaya) le confirme. Avec Cooper, il approche les extrêmes à travers ce filtre nébuleux, cette distance atone et bressonnienne qui trouble et fascine. Sûr qu’on préfère laisser planer le mystère autour de ce garçon doux qui a l’air d’aimer les choses opaques, l’inquiétante poésie des parcs d’attractions scandinaves ou la rude euphorie éprouvée lorsqu’on éclate une piñata.

Permanent Green Light, de Dennis Cooper et Zac Farley, Local Films (1h30), sortie le 15 mai
Photographie: James Weston

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