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[SUPERCUT] Les gros plans chez Barry Jenkins

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Le réalisateur de Moonlight et Si Beale Street pouvait parler a érigé le gros plan au rang de portrait introspectif, la preuve avec cette vidéo-essai.

Qu’ont à nous dire les gros plans au cinéma? Chez Jean Renoir, ils figent la tristesse (une larme qui coule sur le visage de Sylvia Bataille dans Partie de campagne); chez Patrice Chéreau, ils transforment les visages des acteurs en surfaces picturales, et chez Bergman, ils mènent tout droit à l’âme. Mais il y a un réalisateur contemporain pour qui le gros plan est un véritable art du portrait, une fenêtre ouverte sur des récits cachés: Barry Jenkins.

Dans un essai-vidéo, Jacob T. Swinney a réunit les meilleurs close-ups de Moonlight et Si Beale Street pouvait parler. Regards caméra troublants, visages inquiets, effrontés, englués dans leur passé ou tournés vers l’avenir: tous ces plans sont pensés comme une altercation avec le spectateur, une mise au défi. Au-delà de ce qu’ils nous disent des personnages, il faut les recueillir comme de purs instants de suspension, des moments de flottement où la narration s’arrête pour ouvrir sur un moment de cinéma absolu.

Pas étonnant que Paul Thomas Anderson soit admiratif de Barry Jenkins:  » Je suis très jaloux de tes gros plans. Il y a beaucoup de  gens qui ont vraiment essayé de les faire à la manière de Jonathan Demme [Le Silence des Agneaux, Philadelphia], moi y compris, mais je dois dire que tu as mieux réussi que nous tous… Je me demande à chaque fois comment tu les fais.« 

Image: Capture d’écran

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