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Oscars 2020 : les 5 moments qu’il ne fallait pas manquer

Le triomphe de Parasite, le long discours de Joaquin Phoenix sur le lait, les shows d’Eminem et Janelle Monáe… La 92e cérémonie des Oscars, c’était cette nuit aux États-Unis. Petit récap de ce que vous avez manqué parce que, pour la plupart, vous dormiez.

 

Le discours de Joaquin Phoenix sur l’élevage laitier et la bien-traitance animale 

Récompensé par le prix du meilleur acteur pour Joker, l’acteur, fervent défenseur des causes animales et environnementales, a une fois de plus profité d’une cérémonie hollywoodienne pour sensibiliser l’auditoire : « Nous nous baladons dans la nature et nous la pillons pour ses resources. Nous pensons pouvoir nous permettre d’inséminer artificiellement une vache et quand elle accouche, nous volons son bébé. Elle pleure clairement d’angoisse. Et puis nous prenons le lait qu’elle réservait à son veau et nous le sirotons dans du café et dans un bol de céréales. »

La fin de son discours s’est ouverte sur une note plus lyrique et positive : « (…) Je crois que dès lors que nous sommes guidés par l’amour et la compassion, on peut créer, développer, implanter des systèmes d’évolution qui sont bénéfiques pour tous les êtres sensibles et l’environnement. » On en demande plus !  >> À voir : le court spot d’Extinction Rebellion contre la déforestation avec Joaquin Phoenix 

Le show enflammé de Janelle Monáe

Accompagnée par une troupe de danseurs habillés de robes et couronnes fleuries comme dans Midsommar d’Ari Aster (qui n’était pas nominé), de robes d’époque comme dans Les Filles du docteur March ou par la panoplie clownesque du Joker de Todd Phillips, Janelle Monáe a mis le feu aux planches de ces Oscars 2020. On n’en attendait pas moins d’elle.

Le come-back d’Eminem avec Lose Yourself

Soyons honnêtes : cette cérémonie nous a parfois fait l’effet d’être entré dans une faille spatio-temporelle un peu gênante. Retour au début de la décennie avec le rappeur Eminem venu interpréter son tube générationnel Lose Yourself, pour lequel il avait remporté en 2002 l’Oscar de la meilleure chanson originale, titre-phare du film 8 Miles. Mi-nostalgique, mi-malaisant, ce moment restera surtout dans l’histoire à cause de la réaction de Martin Scorsese (voir cette capture de GIF), qui n’a pas eu l’air sensible au flow du chanteur.

Bong Joon-Ho, champion de l’autodérision 

Il a beau avoir été le chouchou de la cérémonie, le réalisateur garde les pieds sur terre. Remonté sur scène pour empocher le trophée du meilleur réalisateur, il s’est exclamé: « Je pensais avoir fini ma journée après avoir gagné le prix du meilleur film étranger, j’étais prêt à me détendre ». Juste avant de suggérer de briser sa statuette avec une tronçonneuse façon Mean Girls, et de saluer ses concurrents: Martin Scorsese, Quentin Tarantino, mais aussi Todd Phillips et Sam Mendes. Modestie + génie = on en prend tous de la graine <3

https://twitter.com/AsiaNews_FR/status/1226781146425376769

Brad Pitt, étrangement solennel 

Après une saison des prix assez hallucinante pour Brad Pitt, durant laquelle il a ironisé sur sa vie amoureuse épinglée par les tabloïds (« Je voulais emmener ma mère avec moi, mais je n’ai pas pu parce qu’à chaque fois que je me trouve en compagnie d’une femme, on dit que je sors avec », avait-il lancé aux Golden Globes , l’acteur a récupéré son trophée du meilleurs acteur dans un second rôle pour Once Upon a Time in Hollywood avec une sobriété étonnante. Tout en remerciant Geena Davis et Ridley Scott de lui avoir donné son premier rôle dans Thelma & Louise, l’acteur a laissé échappé une larme. Comme quoi, sous les vannes potaches, Brad a un petit coeur tendre, et on se réjouit qu’il ait enfin trouvé des films à la hauteur de son jeu nuancé et complexe.

Image: Martin Scorsese lors de la Cérémonie des Oscars, Capture d’écran ABC