Mélissa Boros : « J’adore aller au bout de mes limites. »

[Nos 25 de moins de 25, édition 2026] L’actrice et étudiante en cinéma recherche l’intensité. Avec les cinéastes Julia Ducournau (« Alpha ») ou Yann Gonzalez (« J’oublierai ton nom »), elle est plutôt bien tombée.


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Photographie : Julien Liénard pour TROISCOULEURS

Elle avait déjà eu un premier rôle dans Le Silence de Sibel d’Aly Yeganeh (2024). Mais c’est surtout sa prestation sidérante dans Alpha (2025), dans lequel elle incarnait une ado aux prises avec une mystérieuse épidémie, qui a marqué les esprits. Cette expérience forte ne lui a pas fait peur. « J’adore aller au bout de mes limites. C’est ce que je cherche. C’est compliqué ensuite quand tu retournes à la réalité, que tu reviens à “Passe-moi le sel”. »

Mélissa a tourné dans un long métrage encore secret et dans le nouveau film de Yann Gonzalez. « Ce qui est génial, c’est que le film a été tourné en argentique. J’étais émerveillée devant les deux grosses caméras 35 mm. » Étudiante en cinéma à Paris-VIII et maxi cinéphile (elle adore la filmographie de Béla Tarr, Kleber Mendonça Filho ou László Nemes), elle tourne elle-même des films en 16 mm : « J’interviens sur la pellicule. J’aime beaucoup jouer avec la matière. J’ai aussi envie de créer des choses plus hybrides. »

Celle qui se verrait bien dans l’univers de Bertrand Mandico ou dans un film hongrois (elle est bilingue, son père est hongrois et sa mère marocaine) rêve aussi d’entrer à La Fémis. « Ça débloque tellement de matos, de possibilités, de nouvelles rencontres ! » 

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Mélissa Boros dans Alpha