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Louise Chevillotte, belles couleurs

On ne l’avait vue qu’en noir et blanc, le film de Philippe Garrel étant sa première apparition au cinéma, et l’on constate combien son visage s’éclaire quand il passe en couleurs : ses yeux noirs se teintent d’un vert profond, et sa mine, inquiétante dans le film, s’illumine d’un sourire chaleureux. Dans L’Amant d’un jour, Louise Chevillotte est la maîtresse au désir trouble et jamais assouvi d’un prof de fac. « Au début, Philippe la voyait comme une nymphomane, mais j’ai cherché à lui ajouter de la douceur, à la rendre plus ambiguë. » Une première expérience particulière – Garrel tournant en 21 jours, dans l’ordre, et en une prise par plan – survenue « comme par magie » pour la comédienne et metteure en scène de théâtre de 22 ans, qui termine le Conservatoire, où Garrel l’a repérée. Elle travaille aujourd’hui à une pièce sur un monde en ruines, « mais une pièce profondément optimiste. Je suis une optimiste, je fais ce métier parce qu’il enchante la vie. » Un art de colorer le monde et les rôles qu’elle maîtrise déjà très bien.

[info]« L’Amant d’un jour »
de Philippe Garrel SBS (1h16)
Sortie le 31 mai[/info]

Raphaëlle Simon

Enchantée par son stage à TROISCOULEURS en 2008, elle est depuis deux ans revenue en qualité de rédac chef adjointe. Née un vendredi 13 rue des Martyrs, elle des origines cosaques et berrichonnes. Elle aime Romy Schneider chez Sautet, Amalric chez Desplechin, de Niro chez Scorsese. Et aussi dormir dans des cabanes, l'heure d'été, les jeux de mots et les dessins. Mais surtout les pandas roux du Jardin des Plantes.

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