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« L’Amour debout »

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Les errances sentimentales et professionnelles de deux jeunes provinciaux arrivés à Paris. Un portrait générationnel touchant, irrigué de références cinéphiles.

Comme les héros balzaciens avant lui, Martin vient défier Paris. Mais si le provincial de 25 ans « monte » à la capitale, c’est autant par ambition – il veut devenir cinéaste – que par désir de reconquête sentimentale. Hélas, son ex-copine Léa, qui fait des visites guidées sur les rives du canal de l’Ourcq, veut tourner la page. Chacun tente alors de repartir de l’avant, de se réinventer en tâtonnant: elle en fréquentant un compositeur plus âgé, lui en partant à la découverte de son homosexualité… Il y a dans ce premier long métrage de fiction de Michaël Dacheux un rejet du naturalisme qui fait de ce dernier un héritier de Paul Vecchiali (dont on retrouve l’acteur fétiche, Pascal Cervo), et une préciosité du langage qui rappelle Eugène Green, en moins aristocrate. Dacheux observe avec tendresse une classe moyenne supposée sans histoires, lettrée sans être assommante d’érudition, traversée de paradoxes, et c’est justement cet aspect a priori banal qui fait tout le sel secret de son chassé-croisé urbain, au champ magnétique ouvertement eustachien – Françoise Lebrun joue ici son propre rôle. La grandeur d’âme rayonne en ces attachants égarés.

—> A LIRE AUSSI : Notre portrait de Michaël Dacheux

L’Amour debout, de Michaël Dacheux Épicentre Films (1h23). Sortie le 30 janvier

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