Entrer votre recherche

Suzy Delair, actrice de « Quai des Orfèvres » est décédée

Partager

La comédienne doyenne de Quai des Orfèvres et de L’Assassin habite au 21 d’Henri-Georges Clouzot est décédée à l’âge de 102 ans.

Le magazine Le Point nous apprend une bien triste nouvelle : Suzy Delair, actrice mythique du cinéma français, est décédée, à l’âge respectable de 102 ans. Passionnée de music-hall, danseuse hors-pair, c’est d’abord sur les planches des Bouffes-parisiens, aux Folies de Belleville et surtout dans la troupe de cabaret de Suzie Solidor, garçonne emblématique des Années folles, qu’elle se forme à la comédie. Dans l’effervescence du Paris d’avant-guerre, elle tourne quelques seconds rôles où elle brille par sa malice : dans Le Sexe faible de Robert Siodmack en 1933, elle interprète une couturière, dans Poliche d’Abel Gance en 1934, une danseuse gracile, tout en partageant une chambre de bonne avec son amie Danielle Darrieux, déjà connue à l’époque.

Jusqu’à sa rencontre avec Henri-Georges Clouzot en 1938 : celui qui n’est encore qu’un jeune romancier devient son compagnon et la fait jouer dans Le Dernier des six de Georges Lacombe en 1941, dont il a écrit le scénario. Suzy Delair devient une des vedettes favorites du public dans les années 1940, avant de prêter ses traits à Mila Malou dans L’assassin habite au 21 d’Henri-Georges Clouzot. Dans ce film noir et nerveux, chef-d’oeuvre de suspens méticuleux, Suzy Delair joue une chanteuse de cabaret, petite-amie du commissaire joué par Pierre Fresnay.

Bien plus qu’un simple faire-valoir, son personnage subtil, vif et drôle apportait des éléments clés pour résoudre l’enquête. S’il ne fallait retenir qu’une image instantanée de l’actrice, ce serait celle de cette séance (presque) finale, où son chant crescendo accompagne le dénouement du mystère… Suzy Delair, c’est aussi des répliques piquantes qui fusaient comme des traits d’esprit cinglants, notamment dans Quai des Orfèvres, où elle tient effrontément tête à Louis Jouvet et entonne avec sensualité et sa fameuse chanson du « tralala », inoubliable et éternelle :

Tags:

Vous pourriez aimer

Recevez la newsletter quotidienne du Festival à la maison!

Chaque jour, notre sélection d’œuvres à regarder, lire, écouter depuis chez vous.

 

 

Votre adresse e-mail est collectée et utilisée par MK2 afin de vous envoyer notre newsletter TROISCOULEURS. En savoir plus sur la gestion de vos données personnelles et vos droits.