« La Gradiva » de Marine Atlan : le teen movie spectral de la Semaine de la critique qui va nous hanter

Brillante chef opératrice que le jeune cinéma d’auteur s’arrache (Alexis Langlois, Iris Kaltenbäck, Poggi et Vinel, Louise Hémon…) pour ses images somptueuses, mais aussi réalisatrice de courts métrages sensibles comme « Daniel fait face » (2018), Marine Atlan présente à la Semaine de la critique son premier long métrage, « La Gradiva ».


la gradiva
La Gradiva de Marine Atlan

Ce film suivra un groupe de lycéens français parti en voyage scolaire à Pompéi pour découvrir ses ruines et ses corps pétrifiés par le Vésuve. Dans cette ville fantôme – dont Marine Atlan saura à coup sûr saisir toute l’étrangeté –, ils se laissent submerger par le désir, la colère et le désespoir jusqu’à s’y abandonner complètement. 

« C’est un film sur l’héritage, l’exil, l’amour », nous confiait la cinéaste, alors qu’elle recevait le prix de la Fondation Gan en 2024. Se dessinait aussi son désir de se démarquer des films sociaux purement réalistes, en suivant les traces de cinéastes qu’elle aime (comme Jacques Rozier ou Patricia Mazuy), et en faisant évoluer la forme de son récit, jusqu’à « assum[er] le mélodrame » et la mélancolie, façon Douglas Sirk ou Guy Gilles.

Des réfs cinéphiles qui nous parlent à 100 % – et la promesse d’un teenmovie qui pourrait bien nous hanter longtemps après la projection.

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