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« First Cow », fable humaniste de Kelly Reichardt en compétition à la Berlinale, séduit les critiques sur Twitter

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Loué pour sa photographie lumineuse dirigée par Christopher Blauvelt, la simplicité de son scénario et la pudeur de ses interprètes (John Magaro et Orion Lee), le western apparemment épuré et contemplatif de Kelly Reichardt, semble pour l’instant faire l’unanimité au Festival de Berlin où il concoure pour remporter l’Ours d’or.

Adapté d’une nouvelle de Jonathan Raymond, First Cow raconte l’histoire de Cookie Figowitz (John Magaro), cuisinier taciturne du XIXe siècle qui s’associe avec King-Lu (Orion Lee) pour créer un commerce de gâteaux lucratif. Petit hic : le lait de vache qu’ils utilisent a été acquis illégalement…Un périple initiatique au fin fond de l’Amérique rurale qui, selon Le Monde, « a réveillé le public par la grâce d’un récit qui plonge aux origines de l’Amérique, un antiwestern qui arrête le temps du cinéma et interroge les Etats-Unis d’aujourd’hui ». 

Pour Variety, Kelly Reichardt « explore avec douceur la façon dont l’amitié et d’autres liens humains ont pu fonctionner dans un poste de traite isolé du territoire de l’Oregon, vers 1820 », tandis que le Guardian note que « cette histoire extrêmement captivante ose entreprendre quelque chose que très peu de films font : mentionner l’argent ». Pour The Screen Daily, même si le film n’atteint pas la force de Certaines femmes ou Wendy et Lucy, il reste « parfaitement réalisé, parfaitement joué et au final émouvant – comme un souvenir mélancolique en miniature, un daguerréotype d’une époque lointaine qui ressemble peut-être plus à la nôtre que nous ne le pensons ». Même son de cloche pour David Rooney du Hollywood Reporter: « Bien qu’il ne se passe pas grand-chose dans First Cow d’après les normes classiques de la plupart des films narratifs de deux heures (…), le lyrisme rugueux de ce drame drame m’a envoûté durant tout le long ». Histoire de se figurer la portée de cet engouement, on a aussi pris la température sur la twittosphère :

https://twitter.com/TAKEONECinema/status/1231906547351117825

« Une histoire simple mais ingénieuse qui touche le public », « qui se traverse en deux heures avec un rythme magnifique, explore la vie, les soucis et les ambitions des colons »

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