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[CRITIQUE] « L’infirmière » de Kōji Fukada : Un thriller psychologique pétri de duplicité

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Trois ans après le magistral Harmonium, Kōji Fukada signe un nouveau thriller psychologique pétri de duplicité. Ichiko travaille comme infirmière pour une famille qui la considère comme un de ses membres à part entière. Lorsque la cadette de ce foyer entièrement féminin disparaît, l’employée modèle se retrouve suspectée d’avoir participé à l’enlèvement. Les médias japonais ont tôt fait de la condamner, et un engrenage redoutable vient vite jeter l’opprobre sur Ichiko… Le titre original du film signifie « de profil », comme pour suggérer cette lecture superficielle, ce jugement hâtif sur la personnalité et les actions d’autrui.

Déployé sur deux temporalités, L’Infirmière installe un jeu troublant sur l’identité de sa protagoniste (campée par Mariko Tsutsui, déjà inouïe dans Harmonium), oscillant entre sa capacité à s’effacer totalement ou à incarner pleinement ses pulsions manipulatrices et animales. Kōji Fukada, lui, ne tranche jamais et laisse son personnage se démultiplier à l’envi. Une réflexion brillante autour du pouvoir des médias – mais aussi du cinéma – sur notre perception du monde, ainsi qu’une truculente étude de caractère.

L’infirmière de Kōji Fukada, Art House (1 h 44), sortie le 5 août

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