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Dans le nouveau TROISCOULEURS, Isabelle Adjani se livre sans fard

  • Trois Couleurs
  • 2022-06-15

En couverture (fleurie) : bientôt à l'affiche de « Peter von Kant » de François Ozon, dans lequel elle joue une égérie déchue, la magnétique actrice se confie avec générosité et lucidité sur sa carrière, l'emprise de certains réalisateurs sur leurs comédiennes et les ressources pour s'en défaire.

ÉDITO - Sans artifice. C’est ainsi qu’Isabelle Adjani s’est livrée à nous dans l’intimité d’un café parisien à l’occasion de son jubilatoire rôle d’ex-égérie d’un grand réalisateur (Rainer W. Fassbinder, que l’on reconnaît bien sous les traits de Denis Ménochet) dans Peter von Kant de François Ozon. L’actrice est revenue avec simplicité et lucidité sur sa carrière – jusque dans ses recoins les plus inexplorés – et les évolutions de son image. On la savait drôle depuis Le monde est à toi de Romain Gavras (2018), mais on avait aussi toujours, gravée en nous, la facette sombre et torturée des rôles qui l’ont inscrite dans la légende, que ce soit dans L’Histoire d’Adèle H. de François Truffaut, dans Mortelle randonnée de Claude Miller, dans L’Été meurtrier de Jean Becker, dans Camille Claudel de Bruno Nuytten, ou dans un monument sur la folie (et sur le lâcher-prise dans le jeu, presque chamanique), l’indélébile Possession d’Andrzej Żuławski.

Vu à la Berlinale : « Peter von Kant » de François Ozon

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Lumineuse, généreuse et ultrasensible, la star nous a fascinés dans sa capacité à analyser rétrospectivement l’emprise de certains réalisateurs sur leurs actrices, son cheminement progressif pour s’en défaire, jusqu’à surmonter les chocs vécus au fil de sa vie professionnelle et intime pour ne finalement plus appartenir qu’à son propre désir… Le lendemain de cette rencontre, on partait pour le Festival de Cannes retrouver le monde des paillettes et de l’apparence, avant de voir couronner de la Palme suprême un film qui brocarde précisément la mise en scène de soi et la déconnexion des riches : Sans filtre du Suédois Ruben Östlund. On revient sur nos highlights de cette 75e édition dans ce numéro, qui couvre aussi les sorties et événements culturels jusqu’à la veille du 14 juillet, et ses fameux feux d’artifice ⸱ Timé Zoppé

À RETROUVER AUSSI DANS CE NUMÉRO

L'irrésistible Alain Chabat, à l'affiche de Incroyable mai vrai de Quentin Dupieux, nous parle de son amour du burlesque ; la journaliste Salomé Saqué se prête à notre questionnaire cinéphile, et on revient sur la 75e édition du Festival de Cannes avec un portfolio truffé de caniches.

Au programme également : un focus sur Pourquoi pas !, film oublié de la cinéaste française Coline Serreau, un flashback sur la comédie culte Menteur, Menteur portée par Jim Carrey, et un décryptage sur le cinéma ukrainien.

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